Les grands pianistes classiques du 20e siècle

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Les grands pianistes classiques du 20e siècle

Messagepar Gyges » Ven 21 Mai 2010 23:23

Bonjour à tous,


Voici un sujet consacré aux grands pianistes de la musique classique ayant jalonné l'histoire du 20eme siècle. En espérant susciter votre intérêt et recueillir vos réactions, je mets ici une sélection d'extraits vidéos, accompagnés de quelques éléments biographiques, anecdotiques ou bien définissant leur style pianistique. N'hésitez pas à y apporter votre contribution !


Pour commencer, je ne saurais trop recommander cette excellente rétrospective des grands pianistes du 20eme siècle : images d'archives, nombreux extraits vidéos, témoignages d'artistes, un documentaire passionnant de près de deux heures, remarquablement conçu et réalisé.


The Art Of The Piano

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Historique :arrow: http://www.pianobleu.com/histoire.html

Références bibliographiques :arrow: http://www.pianobleu.com/livpiano.html




Vladimir de Pachmann

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(Les citations, en bleu, viennent de Wikipédia ou d'autres liens)

Vladimir de Pachmann, né à Odessa en Ukraine le 27 juillet 1848 et décédé à Rome le 6 janvier 1933, était un pianiste russe d'origine allemande et qui vécut en Italie. Il n'a laissé que quelques enregistrements mais il était, à l'époque, très réputé pour sa poésie au piano, tout particulièrement dans Chopin. Il a marqué les esprits du fait de son comportement tout à fait excentrique sur scène. « Il embrassait par exemple sa main droite après un trait réussi en s'exclamant : Bravo Pachmann!»
Il reçoit ses premières leçons de piano de son père, professeur à l'université d'Odessa et violoniste amateur, et il complète sa formation au Conservatoire de Vienne, o il remporte une médaille d'or dans la classe de Joseph Dachs, (1866-1868), Sa première apparition sur scène date de 1869, à Odessa, mais ses prestations en public ne l'empêchent pas de poursuivre des études approfondies. Il triomphe dans ses tournées aux États-Unis et en Europe où « il fait sensation autant par ses apartés dont il accompagne de plus en plus fréquemment avec l'âge son jeu, que par la virtuosité et le toucher infiniment nuancé qu'il prodigue dans ses interprétations de Chopin ». Certains de ses enregistrements ont été conservés, dont le premier date de 1907.
En début de carrière, il provoqua l'admiration de Liszt qui affirma un soir de concert : « Ceux qui n'ont jamais entendu jouer Chopin, vont l'entendre ce soir ». Ce que ses contemporains semblent avoir retenu de lui, outre sa formidable qualité pianistique, est sa manière de se tenir sur scène. En effet, ponctuant ses interprétations de maintes coupures, il n'hésitait pas à s'adresser à son auditoire, multiplier les gestes expressifs ou encore murmurer durant les morceaux. C'est ainsi que George Bernard Shaw souligna : « Il a construit sa renommée grâce à des spectacles de pantomime, avec accompagnements de Chopin. » Pachmann, s'il était réputé dans Chopin, joua aussi abondamment la musique de son ami Liszt, qu'il était un des seuls à défendre aussi ardemment, de Mendelssohn, Raff, Schumann, mais aussi les classiques : Haydn, Mozart ou Beethoven. Il s'intéressa à Bach et Scarlatti, mais, parmi les compositeurs de son temps, détesta Brahms, si bien qu'il déclara à un brillant interprète après un concert : « Vous jouez magnifiquement Brahms. Il ne le mérite pas d'être joué de cette façon.


:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=AwTw7hBZ ... re=related

Liszt - Liebestraum N°3
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=6pXnpeY3 ... re=related
Chopin, Nocturne Op.37 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=HPn2MNss ... re=related
Chopin, Nocture Op.55 N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=gDrlz4PIbHM
Chopin, Mazurka Op.67 N°4
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=dbx8hKH8 ... re=related








Ignaz Paderewski

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Ignacy Jan Paderewski, parfois francisé en Ignace Paderewski, né en Podolie le 18 novembre 1860 et mort à New York le 29 juin 1941, est un pianiste, compositeur, homme politique et diplomate polonais.
Ayant perdu sa mère alors qu'il était encore nourrisson, Ignacy Paderewski est élevé par son père, qui exerce la profession d'administrateur foncier, et reconnaît très tôt les talents musicaux de son fils. Il entre au conservatoire de Varsovie à l'âge de douze ans, se destinant initialement à une carrière de professeur de musique, et ne faisant pas montre à cette époque d'une particulière virtuosité. Ce qui ne l'empêche pas d'être diplômé en 1879.
Il se marie en 1880, à l'âge de vingt ans, avec Antonina Korsak, mais perd son épouse en octobre 1881, quelques jours après la naissance de leur fils Alfred, né infirme, qui mourra à l'âge de vingt ans en 1901.
Ces malheurs familiaux conduisent Paderewski à se jeter sur le travail pour noyer son chagrin. C'est ainsi qu'il fait deux séjours à Berlin en 1881 et 1883, au cours desquels il étudie l'art de la composition musicale et croise notamment Richard Strauss, puis à Vienne, en 1883, où il est l'élève de Theodor Leschetizki.
Après une année passée à Strasbourg comme professeur de musique au Conservatoire, en 1885-1886, il entame une carrière de pianiste de concert, en se produisant pour la première fois en public à Vienne en 1887, puis à Paris en 1888. Lors d'un concert à la salle Érard auquel assiste notamment Tchaïkovsky, il est rappelé sur scène une heure durant. Il se produit également à Londres en 1890. Sa virtuosité provoque un certain engouement du public, qui lui fait une série de triomphes au cours d'une centaine de récitals aux États-Unis en 1891.


Rare Home Movie
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=CUSoPD8P ... re=related
Chopin, Polonaise in A Flat
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=RyHAlyFgqyg
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=x1vzlIUU ... re=related
Liszt, "La Leggierezza"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=WbEYZDwYTsc
Mozart, Rondo alla Turca
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=14dHZG4K ... re=related






Emil Von Sauer

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Pianiste et compositeur allemand né le 8 octobre 1862 à Hambourg, mort le 27 avril 1942 à Vienne.

Emil von Sauer étudie auprès de Nikolaï Rubinstein au Conservatoire de Moscou de 1879 à 1881, puis auprès de Franz Liszt à Weimar de 1884 à 1885. Il fait de nombreuses tournées entre 1882 et 1936, dont deux en Amérique (1898-1899 et 1908). Nommé directeur de l'école de piano de l'Académie de Vienne en 1901, il part s'installer à Dresde en 1908. Il retourne à l'Académie de Vienne en 1915, avant de repartir une nouvelle fois à Dresde en 1922. Si sa technique reste intacte, sa célébrité diminue vers la fin des années 1930 face à l'arrivée de jeunes pianistes.
Sauer est l'auteur de deux concertos et deux sonates pour piano, ainsi que de nombreuses études. Il publie en outre les œuvres complètes de Johannes Brahms au piano, les travaux pédagogiques de Louis Plaidy et Theodor Kullak, ainsi que son autobiographie, Meine Welt, en 1901. Il est cependant davantage connu pour sa virtuosité et sa technique raffinée et accomplie, notamment dans ses multiples interprétations de Liszt, que pour ses compositions.


Liszt, La Campanella
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=BHqBz5yQ ... re=related
Liszt, Libestraum N°3
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=wqHZ3pvX ... re=related
Schuman, Concerto pour piano
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=bcjimYyh ... re=related





Moriz Rosenthal

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Moriz Rosenthal, né 17 décembre 1862, et mort le 3 septembre 1946 à New York, est un pianiste américain originaire d'Autriche-Hongrie. Élève de Franz Liszt, il l'est l'ami des viruoses de son époque, Brahms, Johann Strauss, Anton Rubinstein, von Bulow, Saint Saens, Massenet et Albeniz.

Lizst, Libestraum N°3
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=lV40Sy5d ... re=related
Chopin, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=m8QQ7E8Qp8w
Chopin, Valse Op.64 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=QmpbwCCm ... re=related





Frederic Lamond

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Frederic Archibald Lamond (mardi 28 janvier 1868-vendredi 21 février 1948) était un pianiste et compositeur écossais et l'un des derniers survivants des élèves de Franz Liszt
Lamond est né à Glasgow en Écosse dans une famille pauvre. Il commence des études, piano et contrepoint, avec son frère ainé David et dans sa ville natale : le violon, puis le piano, l'orgue à l'église et joue aussi du hautbois et de la clarinette. Il assure pendant les quatre mois de l'hiver 1876-77, la direction de l'orchestre et dirige Liszt, notamment Les Préludes qui y font sensation. À Glasgow il est considéré comme un prodige et ont lui conseille de poursuivre sa formation à l'étranger, alors qu'il n'a que quatorze ans. Lamond confie :
« Mon professeur, Schwarz, désireux que je participe à une conférence sur les sonates de Beethoven, m'avait demandé de choisir une sonate. Ambitieux (et Schwarz ne le conteste pas), j'ai décidé de choisir la plus difficile et la plus longue des œuvres pour piano de Beethoven : la sonate Hammerklavier, opus 106. À l'une de ses leçons sur Beethoven, Bulow me demanda : « Que vas-tu à jouer pour moi ? » Je répondis : L'opus 106. Il a répondu avec colère : « Garçon impertinent ! Attends des années avant de tenter une telle œuvre. » Mais je n'avais pas le temps d'étudier une nouvelle sonate. Schwarz était dans la crainte de l'intervention de Bulow. À la leçon suivante, Bulow de nouveau demandait : « Que vas-tu à jouer pour moi ? » Je répondis, l'opus 106. Cette fois, il frappa du pied. Les enseignants, les collègues, me regardaient terrifiés. Juste avant la fin du cours Bulow m'a demandé pour la troisième fois : « Que vas-tu à jouer pour moi ? » Je répondis désespérément, au bord des larmes : « La sonate opus 106. » Il rit : « Je veux entendre le Scherzo. » J'ai joué le Scherzo... Bulow, avec son sourire irrésistible, me frappa sur l'épaule : « Bravo ! À la prochaine leçon, nous commencerons avec l'Allegro initial. » Et c'est ainsi que je jouais la Hammerklavier... » Frederic Lamond
«Quand, en Juillet 1885, j'achevais mes études au Conservatoire de Francfort-sur-le-Main, Max Schwarz, mon professeur, me dit : « Maintenant vous êtes un artiste, il faut vous mettre sur un pèlerinage de Liszt à Weimar. Je vous donne une lettre de recommandation pour lui et je vous conseille de ne pas reculer ce voyage, car il est déjà sur un âge avancé et ont dit que sa santé n'est plus ce qu'elle était. »
Il étudie donc avec le vieux Franz Liszt à Weimar en juin et à Rome en 1885 - il a dix-sept ans -, puis à Londres au mois d'avril de l'année suivante où l'abbé Liszt participe à lancer la carrière de Lamond. À Weimar, il rencontre Bernard Stavenhagen, Alexandre Siloti et Moriz Rosenthal, autres membres de la classe de piano du maître. L'écossais, réalise le rêve de son enfance... et commence l'enseignement avec la fugue de la sonate Hammerklavier... À Londres il croise un autre élève du pianiste, Harold Bauer présent lors du concert du 15 avril à St-James Hall.
En plus de devenir un grand interprète de Brahms, Lamond est considéré comme une autorité sur la musique pour piano de Beethoven avant Artur Schnabel. L'éditeur Breitkopf & Härtel publia son édition des Sonates pour piano du maître de Bonn. Lamond avait une affinité quasi-spirituelle avec les œuvres de Beethoven.
« J'aspirais à la pureté, à la vérité, à la simplicité. Beethoven a été mon dieu - le credo de ma vie - mon seul et mon tous. Je n'ai cessé de me laisser submerger par son monde merveilleux. J'ai alors considéré avec répugnance le côté pratique de la vie, tout ce qui fait plaisir à la majorité des êtres humains. »
Frederic Lamond est mort à l'âge de quatre-vingts ans à Stirling.


Speaking about Liszt's Lessons
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=fxbnLji3A_I
Liszt, Sonnet de Pétrarque
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=OjRMFFPf ... re=related
Beethoven, Sonate in D Minor "Tempest"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=EsZR0Qo8 ... re=related





Leopold Godowsky

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"Leopold Godowsky (ou Godovsky) est un pianiste polonais né le 13 février 1870 à Žasliai (en polonais : Żośle), petite ville proche de Vilnius, en Lituanie, naturalisé américain en (1891), et mort le 21 novembre 1938 à New York.
Il fut le seul fils d'Anna et Maciej Godowsky. Le père, Maciej Godowsky, médecin réputé, mourut du choléra. Anna et Leopold furent recueillis par Louis et Minna Passinock, qui tenaient un commerce de pianos à Vilnius, la capitale. Louis, bon violoniste, enseigna le violon à Leopold, qui maîtrise le Concerto de Mendelssohn à 7 ans. Mais c’est le piano qui fascinait le jeune prodige. Il se perfectionna quasiment seul, contre la volonté de son mentor.
Émigré aux États-Unis, il devint vite un interprète de premier plan, l’égal de Josef Hofmann ou de Rachmaninov. Il fut le professeur de générations de pianistes célèbres (citons Jorge Bolet), l’ami des personnalités du monde des arts et des sciences, parmi lesquelles Charlie Chaplin et Albert Einstein. Souffrant de troubles vasculaires pendant les dernières années de sa vie, il mourut subitement au cours d’un enregistrement des Nocturnes de Chopin."


Chopin, Sonate Op.35 N°2 "Funeral March"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=MyBG14tugec
Beethoven, Sonate N°26
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=aDg3lxGXSnk
Lizst, Liebestraum N°3
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=BG2fWRKV ... re=related





Sergueï Rachmaninov

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Sergueï Vassilievitch Rachmaninov, né le 1er avril 1873[1] à Semionovo, près de Novgorod, et mort le 28 mars 1943 à Beverly Hills aux États-Unis, est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre russe.
En 1877, Sergueï Rachmaninov a quatre ans. Pendant deux ans, Anna Ornazkaïa, diplômée du Collège russe de musique fondé par Anton Rubinstein en 1862 (le futur Conservatoire de Saint-Pétersbourg) est engagée à demeure pour donner au jeune Sergueï Rachmaninov ses premières vraies leçons de piano. Vassili Arkadievitch Rachmaninov, le père de Sergueï, est un homme charmant et un père affectueux, mais prodigue, dépensier et, paraît-il, joueur. Des cinq propriétés de la dot maternelle, seule reste Oneg (située près de Novgorod), vendue aux enchères en 1882. Les Rachmaninov n’ont plus désormais les moyens de faire entrer Sergueï et son frère aîné Vladimir au prestigieux Corps des Pages qui prépare les officiers de la Garde impériale à laquelle ils étaient destinés. La famille emménage dans un appartement à Saint-Pétersbourg. La mésentente conjugale persistant, Vassili et Lioubov Rachmaninov se séparent.
À l'automne 1882, à neuf ans, Sergueï Rachmaninov entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg où il suit des cours de piano, puis à celui de Moscou. Entre douze et seize ans, il est préparé par le professeur Nikolaï Zverev (1832-1893), ami de Anton Rubinstein et de Tchaïkovski. Zverev est un pédagogue renommé, respecté, rigoureux et sévère. Il prend chez lui quelques élèves doués de sa classe au conservatoire. Logés et nourris, ses pensionnaires doivent se soumettre à une discipline de travail draconienne et être dès six heures du matin devant le piano. Ce professeur exigeant tient à donner à ses élèves une grande ouverture culturelle par sa bibliothèque et en les faisant assister à des représentations théâtrales, à des concerts, à des opéras. Il invite les grands musiciens de passage à Moscou à venir écouter ses petits protégés. Le jeune Sergueï y rencontre notamment Tchaïkovski, qui apprécie déjà ses dons de jeune pianiste, mais il entre en conflit avec son maître qui juge le piano incompatible avec la composition.

En 1897, Rachmaninov présente sa première symphonie, opus 13. Dirigée par un Glazounov visiblement ivre, sa création est un échec retentissant et Rachmaninov sombre alors dans une dépression dont il ne sortira que quatre ans plus tard grâce à l’énorme succès de son deuxième concerto pour piano, opus 18, et, entre temps, au traitement du médecin neurologue et hypnotiseur Nicolas Dahl qui le rend véritablement à la vie.
Les quinze premières années du XXe siècle seront pour lui quinze belles années pendant lesquelles il vivra de manière heureuse et aisée, notamment dans la propriété des Satine près de Moscou où il aime se réfugier l'été pour se reposer de ses multiples concerts et pour composer.

En 1917, la révolution russe le force à quitter définitivement son pays natal. C'est à cette époque qu'il écrit un petit prélude opus posthume 1917, pour piano seul, empreint de nostalgie et de sombres sentiments, prélude à son départ douloureux. Parti avec ses mains pour seul capital comme lui dira un de ses amis avant son départ pour l'exil, il entame alors à 44 ans une nouvelle vie et avec son ami Nikolaï Medtner, une carrière de pianiste virtuose à temps plein. La nécessité de travailler intensément l'instrument et de se bâtir un répertoire l'éloigne de la composition.

Il rencontre Vladimir Horowitz le 8 janvier 1928. Cette rencontre fut arrangée par le représentant de Steinway Alexander Greiner, dans la cave du Steinway Hall (57th Street), quatre jour avant un concert d'Horowitz jouant le premier concerto de piano de Tchaïkovsky au Carnegie Hall.
Rachmaninov, trouvant exceptionnelle l'interprétation qu'Horowitz aurait faite de son troisième concerto pour piano, aurait dit à Greiner :
« Mr. Horowitz plays my Concerto very well. I would like to accompany him. » (« Monsieur Horowitz joue très bien mon concerto, j'aimerais l'accompagner. ») Pour Horowitz, c'était un rêve devenu réalité de rencontrer Rachmaninov, qu'il décrivait comme le dieu musical de son enfance. Penser que cet homme pouvait l'accompagner dans son propre troisième concerto était la nouvelle la plus importante de sa vie. Pour Rachmaninov, cette rencontre fut tout aussi marquante : il considérait alors qu'Horowitz était le pianiste qui avait le mieux saisi ses œuvres (même si certains musicologues pencheraient plutôt pour Sviatoslav Richter). Cette rencontre marqua le début d'une amitié qui se finit à la mort de Rachmaninov : en fait, les deux hommes s'admiraient et suivaient sans cesse le travail de l'autre. Horowitz stipula à son agent qu'il devait être autorisé à revenir et annuler ses représentations, si Rachmaninov jouait à New York. De la même manière, Rachmaninov était toujours présent aux concerts d'Horowitz à New York, et était le dernier à quitter la salle [5]


:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=CIDph215 ... re=related

Chopin, Nocturne Op.9 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=kj3CHx3T ... re=related
Chopin, Valse Op.64 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=aDP5rOTp ... re=related
Rachmaninov, Concerto pour piano N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=x8l37utZxMQ





Harold Bauer

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Pianiste anglais naturalisé américain (Londres 1873 – Miami 1951).

Il étudie d'abord le violon avant de se consacrer au piano en 1892, sur les conseils de Paderewski. En 1893, il commence une importante carrière à Paris et en Russie. Il joue aux États-Unis une première fois en 1900, avant de s'y installer en 1915. Il y fonde la Beethoven Association de New York, et se produit souvent avec Thibaud et Casals. Entre 1918 et 1941, il dirige une célèbre Société de musique de chambre. Il a été admiré par les plus grands compositeurs de son époque : Ravel lui dédie Ondine, il crée Children's Corner de Debussy en 1908 et le Quintette d'Ernest Bloch en 1925. Il a cependant excellé dans le répertoire romantique, où il affectionnait surtout Schumann, Brahms et Franck.


Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=VGJ11HDf ... re=related
Beethoven, Sonate N°23 "Appassionata"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=xrKux7rT ... re=related
Chopin, Nocturne Op.27 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=m8sodC0T ... re=related





Josef Lhévinne

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Josef Lhevinne est un pianiste russe, né à Orel (Moscou) le 13 décembre 1874 et décédé à New York le 2 décembre 1944.
Il étudie le piano au Conservatoire de Moscou où il est l'élève de Vassili Safonov. Alexandre Scriabine et Serge Rachmaninov y sont ses condisciples.
De 1902 à 1906 il enseigne le piano au Conservatoire de Moscou. À partir de 1906 il se consacre à des tournées de concerts en Europe et aux États-Unis. Il est à Berlin lorsque survient la première guerre mondiale. Il y est fait prisonnier en raison de sa nationalité. Après sa libération il s'installe aux États-Unis. Il y enseigne dès 1922 à la prestigieuse Juilliard School.
En 1898 il avait épousé Rosina Bessie, qui étudiait également au Conservatoire de Moscou.


Rachmaninov, Prélude in G Minor
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=NlvQVQ45 ... re=related
Chopin, Etune in G Minor
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=0XCj-j7T ... re=related
Chopin, Polonaise in A Flat
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5HsDKAqh ... re=related





Josef Hofmann

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"Józef Kazimierz Hofmann ou Josef Casimir Hofmann (20 janvier 1876 à Cracovie - 16 février 1957 à Los Angeles) est un pianiste et compositeur polonais, naturalisé américain en 1926.
Fils d’un pianiste et d’une cantatrice, enfant prodige, Hofmann donne son premier récital à l’âge de cinq ans, aidé par son père qui actionne les pédales à sa place. Puis, dès l'âge de dix ans, il parcourt l’ Europe et la Scandinavie avec un grand succès. Vers la fin de l'année 1887 et en 1888, il donne même des concerts en Amérique et y fait grande sensation, notamment en improvisant, à la manière des grands virtuoses du XIXe siècle, sur des thèmes proposés par le public. Alors que plus de 80 concerts étaient initialement programmés Outre-atlantique, la Société protectrice des enfants américaine intervient vers le 70e concert et oblige l’enfant à interrompre sa tournée. À la suite de cette affaire, le père de Hofmann se voit néanmoins attribuer 50 000 dollars par un donateur anonyme probablement acquis à la cause des enfants, à la condition que son fils ne se produise plus en concert jusqu’à ses 18 ans.
La somme énorme perçue permet au jeune virtuose de travailler avec le compositeur Moritz Moszkowski, et dans un second temps avec le non moins célèbre Anton Rubinstein, dont il devient l’unique élève de 1892 à 1894, à Berlin. Le grand compositeur disait d’ailleurs qu’il ne croyait pas aux enfants prodiges, sauf dans le cas de Hofmann.
C’est ainsi qu’avec Rubinstein, Josef Hofmann commence la seconde partie de sa carrière : en 1894, Hofmann a 18 ans, et peut à nouveau se produire sur scène. À Hambourg, le 14 mars, il joue le Concerto n°4 de son professeur, ce dernier étant à la baguette. Après le concert, Rubinstein juge qu’il n’a plus rien à apprendre à son élève, et arrête donc les cours avec ce dernier.
Il reprend alors une carrière internationale, et devient l’un des solistes les plus demandés à travers le monde."


Interview
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=LPyHJ969 ... re=related
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=k-3LxOrl ... re=related
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=UX6PXkqO ... re=related
Chopin, Scherzo N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5I0z8WYH ... re=related








Alfred Cortot

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"Alfred Cortot, né le 26 septembre 1877 à Nyon (Suisse) et mort à Lausanne le 15 juin 1962, est un pianiste français.
Il est considéré comme un des plus grands pianistes et pédagogues de la première partie du XXe siècle. La qualité de ses interprétations l'a inscrit au Panthéon des pianistes. Il a été en outre un pédagogue réputé et influent.
Alfred Cortot naît en Suisse, d'un père français et d'une mère suisse. À l'âge de cinq ans, il commence à apprendre le piano à Genève. Ses progrès sont tellement foudroyants que sa famille décide d'aller s'établir à Paris pour que le jeune Alfred puisse continuer son éducation musicale. Il est alors inscrit au Conservatoire de Paris, à l'âge de neuf ans, où il reste élève pendant dix années. En 1896, il obtient un Premier prix de piano, dans la classe de Louis Diémer. Edouard Risler, répétiteur de Diémer, l'emmène à Bayreuth où Alfred Cortot est assistant et où il joue pour Cosima, la fille de Franz Liszt et épouse de Richard Wagner.(...)
Alfred Cortot a eu une grande influence sur l'interprétation pianistique tant en France qu'à l'étranger. Et particulièrement en Union soviétique, où ses concerts, donnés pendant les années 1920 à Moscou et à Saint-Pétersbourg, ont été à l'origine d'une scission dans le monde pianistique local. D'un côté, les progressistes emmenés par Heinrich Neuhaus et Samuil Feinberg se déclarèrent impressionnés par le pianiste français au point de repenser leur technique. De l'autre, les pianistes davantage portés vers l'académisme, tel qu'Alexandre Goldenweiser, critiquèrent le jeu de Cortot pour sa liberté.
Excellent pédagogue, il eut bon nombre d'élèves qui furent d'excellents pianistes, comme Clara Haskil, Dinu Lipatti, Samson François, Setrak, Gina Bachauer, Yvonne Lefébure, Marcelle Meyer, Vlado Perlemuter, Magda Tagliaferro, Reine Gianoli, Jerome Lowenthal, Jean Micault, ou bien encore Marguerite Monnot qui, avant de devenir le compositeur attitré d'Édith Piaf, fut une concertiste talentueuse.
Alfred Cortot a enregistré de nombreux disques, spécialement de Chopin, Schumann et Liszt, dont il était un interprète d'exception. Il a publié le premier enregistrement mondial intégral de la Sonate en si mineur de Liszt, des Kreisleriana de Schumann et du Premier livre des Préludes de Debussy."



Master Class
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=I2fRWWW_ ... re=related
Extrait de "L'Art du Piano"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=I2fRWWW_ ... re=related
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=_9GBjQyv ... re=related
Ravel, Jeux d'eau
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=dnl0ugGt ... re=related
Schumann - Davidsbündlertänze op. 6
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=crbfRxpoALY





Ignaz Friedman

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"Ignaz Friedman est né Solomon Isaac Freudman le 13 février 1882 à Podgórze près de Cracovie et mort le 26 janvier 1948 à Sydney.
Ignaz Friedman est un enfant prodige né dans une famille où son père et son oncle, musiciens d'orchestre, se produisent au théâtre, effectuant des tournées en Europe de l'est et parfois jusqu'en Turquie et même deux ans aux États-Unis. L'adolescent fait même une tournée avec deux. Six ans avant sa naissance, dans la même ville de Podgórze était né Josef Hofmann, un pianiste prodige.
Les interprétations de Friedman sont caractérisées par une force extraordinaire. Ses capacités techniques, aux dires de Rachmaninoff qui le plaçait au même rang, sont aussi impressionnantes que celles de ses contemporains Rosenthal, Godowsky, Josef Hofmann ou Lhévinne. Il utilise une très large palette dynamique et agogique, sans perdre l'équilibre de la musique.
Il est considéré comme un des élèves les plus doués techniquement parmi tous les virtuoses de Leschetizky. Même Horowitz, affirme qu'il avait une technique supérieure à la sienne.
Outre Chopin, il apprécie notamment Liszt et Beethoven. Son répertoire est vaste : des maîtres du XVIIIe siècle à Debussy, Ravel, Albéniz, Dohnányi, Kodály et Bartók."
« Commencez par acquérir la technique, puis entre-prenez l'étude des compositions classiques... Ayez toutes les possibilités techniques dans votre poche et préservez ainsi la fraîcheur de la compsition, sinon vous la jouerez sans fantaisie.»


Friedman in Central Park
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=8pOg0xKFcvI
Speaking about Chopin
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=hfL5vaBS ... re=related
Bach, Toccata/Fugue in D Minor
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=g5ihNp7k ... re=related
Chopin, Ballade N°3
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=ftGk1LRb ... re=related
Mendelsohn, Romances sans paroles
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=mqc6YInfEHA







Arthur Schnabel

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"Né en 1882 à Lipnik, situé à l'époque en Pologne, puis devenue autrichienne avant d'être rattachée à la République tchèque, Artur Schnabel - de son vrai prénom Aaron - se fait rapidement remarquer par ses prédispositions pour la musique et part étudier à Vienne dès l'âge de sept ans la théorie musicale avec Mandyczewski et le piano avec le célèbre Leschetizky. Il fait alors la connaissance de Brahms, qu'il accompagne durant ses promenades dominicales.
En 1900, le jeune pianiste s'installe à Berlin où sa renommée ne va cesser de grandir. Il rencontre la contre-alto Thérèse Behr, sa future épouse, qu'il accompagne notamment dans les lieder de Schubert.
N'étant pas homme de demi-mesure, Artur Schnabel fuit l'Allemagne dès l'arrivée du nazisme au pouvoir en 1933 pour Londres, puis Tremezzo (sur le lac de Côme) et enfin pour les États-Unis, quand la guerre éclate en 1939. Il se tourne alors plus particulièrement vers la composition et l'enseignement.
Artur Schnabel était issu de la lignée pianistique de Beethoven, et ce n'est pas pour rien que, lorsque l'on entend ses enregistrements des sonates du compositeur, on en ressent l'esprit comme dans nulle autre interprétation. En effet, le maître du pianiste, Leschetizky, fut l'élève de Czerny, qui lui même avait été celui de Beethoven.
Ses grands maîtres, Schubert, Schumann, Mozart et Beethoven en tête, Schnabel ne va cesser d'en approfondir l'étude tout au long de sa vie. Son rôle historique s'avère majeur : il est le premier à jouer l'intégralité des 32 sonates pour piano de Beethoven - dont beaucoup étaient alors peu considérées - dans des cycles de concerts, en 1927 et 1933 à Berlin, en 1934 à Londres et en 1936 à New York. De 1932 à 1937, il réalise le premier enregistrement intégral des 32 sonates, référence absolue, l'un des meilleurs - peut être le meilleur - encore aujourd'hui.
Ce qu'il fit pour l'œuvre de Schubert est presque encore plus remarquable. Délaissée par les interprètes, seules en émergeaient quelques séries de danses dont les éditeurs faisaient des potpourris ; et l'important corpus des sonates pour piano, un véritable monument de l'histoire de la musique, était tombé dans l'oubli le plus total. Suivant les conseils de son maître Leschetizky, il les imposa dans ses concerts et parvint ainsi à en faire découvrir l'intérêt au public.
Le jeu d'Artur Schnabel appartenait encore à la période romantique, dans le sens qu'il était un pianiste à risques : la qualité primait chez lui sur la sûreté, et il rejetait le principe d'un jeu qui, pour éviter à tout prix la moindre fausse note, mettait l'âme au second plan. Son toucher était d'une subtilité inouïe et sa palette de nuances semblait infinie. Son utilisation de la pédale, extrêmement dosée, relevait d'une science extraordinaire. Outre ses nombreux enregistrements, les éditions technico-interprétatives réalisées par Schnabel - notamment des Sonates de Beethoven - nous permettent d'analyser toutes les facettes de son jeu pianistique, réunion d'extrêmes, conciliant sagesse et vivacité, rigueur et poésie, d'une universalité seulement égalée par son génie. Grand interprète de musique de chambre, Schnabel sut s'entourer des plus grands de son époque : les violoncellistes Casals, Fournier et Feuermann, ou encore le violoniste Szigeti, avec qui il réalisa des enregistrements historiques."


Bach, Toccata in D Major
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=bkkRMaY1Je0&feature=fvst
Beethoven, Sonate N°23 "Appasionata"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=eBTnrzbe ... re=related
Beethoven, Sonate N°32
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=CpiPHjSR ... re=related
Schubert Sonate D959 in A major (II)
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=oKdWbBnX3Uw








Wilhelm Backhaus

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"Wilhelm Backhaus (1884-1969) est un pianiste allemand, célèbre notamment pour ses interprétations des œuvres de Beethoven et de Brahms.
"Fils de l'architecte Otto Ferdinand Willibald Backhaus, Wilhelm Backhaus naît à Leipzig le 26 mars 1884. Jusqu'en 1899, il étudie le piano au conservatoire de sa ville avec Aloïs Reckendorf, avant de prendre des leçons privées avec Eugen d’Albert à Francfort-sur-le-Main. À l'âge de onze ans, il rencontre personnellement Johannes Brahms, et à seize ans, il se produit pour la première fois dans une tournée de concerts, en tant qu'accompagnateur d'un chanteur italien. En 1905, il remporte le Prix Anton Rubinstein à Paris — devant Béla Bartók, qui termine deuxième. La même année, il est nommé professeur au Royal College de Manchester, fonction qu'il n'exerce toutefois que jusqu'en 1912.
Tout au long de sa vie, Backhaus a beaucoup voyagé, enchaînant souvent les concerts à un rythme soutenu (ainsi, en 1921, à Buenos Aires, il se produit dix-sept fois en moins de trois semaines). En 1930, il s'installe à Lugano et devient citoyen suisse. Il décède le 5 juillet 1969, à Villach, en Autriche, où il devait donner un concert.
Backhaus est considéré comme l'un des premiers grands pianistes modernes. Son jeu, conciliant la pureté, le dépouillement stylistique et une expressivité intense, est entré dans la légende. En matière d'enregistrements, il laisse pour son époque un legs particulièrement important : on y trouve, entre autres, la première intégrale des études de Chopin — réalisée en 1928 et considérée aujourd'hui encore comme une référence — de nombreuses œuvres de Mozart et une quantité considérable d'œuvres de Beethoven et de Brahms, ses deux compositeurs de prédilection. L'intégrale des sonates de Beethoven qu'il a réalisée pour Decca reste également l'une des plus fameuses versions jamais enregistrées."


Bach, Clavier bien tempéré
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=f_C4P0RM ... re=related
Beethoven, Sonate N°23
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=JLOl64LZ ... re=related
Brahms, Rhapsodie Op.79, N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=accu2lo9 ... re=related
Brahms, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=yFCvf0Tm ... re=related




Edwin Fischer

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"Edwin Fischer est un célèbre pianiste suisse, né le 6 octobre 1886 à Bâle et décédé le 24 janvier 1960 à Zurich.
Il est considéré comme un des pianistes les plus remarquables du vingtième siècle, en particulier dans le répertoire de compositeurs allemands tels que Johann Sebastian Bach, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven et Franz Schubert. Il est aussi considéré comme un des meilleurs professeurs de piano des temps modernes.
Fischer naquit à Bâle et y commença ses études musicales, il les poursuivit à Berlin au Conservatoire Stern sous la direction de Martin Krause (1853-1918), lui-même élève de Liszt (1811-1886), lui-même élève de Carl Czerny (1791-1857). Il devint connu d'abord comme pianiste après la première guerre mondiale. En 1926 il devint chef du Musikverein de Lübeck et plus tard il dirigea à Munich. En 1932 il forma son propre orchestre de chambre et il fut l'un des premiers à s'intéresser à présenter la musique baroque dans une vision historique. Quoique ses exécutions n'aient pas été vraiment à caractère historique en comparaison de ce qui se fait maintenant, il dirigea les concertos du clavier comme le souhaitaient Bach et Wolfgang Amadeus Mozart, ce qui n'était pas habituel en ce temps-là. Ses interprétations, même de Bach, étaient romantiques, mais toujours prenantes.
En 1932 il retourna encore à Berlin, succédant à Artur Schnabel comme professeur à la Hochschule für Musik. En 1942 il retourna en Suisse, interrompant provisoirement sa carrière pendant la deuxième guerre mondiale. Après la guerre, il recommença à jouer en public, tout en donnant des masterclasses à Lucerne, qui furent suivies par de nombreux pianistes qui devinrent célèbres comme Alfred Brendel et Daniel Barenboim. Harry Datyner (1923-1992) est un de ses élèves, tout comme Paul Badura-Skoda (né en 1927), et Reine Gianoli.
L'intégrale du Clavier bien tempéré, enregistrée entre 1933 et 1936, fit date dans la discographie de Bach, en tant que premier enregistrement complet. L'enregistrement de Fischer est admiré en partie parce qu'il n'utilise pas les ressources de l'instrument moderne pour embellir artificiellement la partition. Son enregistrement des 48 préludes et fugues de Bach demeure le modèle auquel tous les pianistes se mesurent."


Bach, Prelude et Fugue N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=UpyBcSAx ... re=related
Brahms, Concerto pour piano N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=Ek45BNZsy90
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=kGqNmIUZ ... re=related
Haendel, Chaconne in G Majeur
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=s1w_yELp ... re=related





Artur Rubinstein

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Arthur (Artur) Rubinstein (né le 28 janvier 1887 à Łódź, Pologne - mort le 20 décembre 1982 à Genève) est un pianiste polonais.
Né dans une famille juive de Łódź, Arthur Rubinstein n'a aucun lien de parenté avec le célèbre pianiste et compositeur russe Anton Rubinstein (1829-1894).
Il donne son premier concert dans sa ville natale en 1894 et, dès 1898, le violoniste Joseph Joachim le prend sous sa protection et l’envoie étudier à la Hochschule für Musik de Berlin. Il entame sa carrière dans la capitale allemande et commence très vite à jouer dans d’autres pays, notamment en Pologne. Pendant son adolescence, il ne va pas au lycée, mais son précepteur lui donne une culture si solide que, dès ses quatorze ans, il lit les littératures polonaise, russe, française, anglaise et allemande dans le texte.
Mais il faut attendre les années 1930 pour que le pianiste jouisse vraiment d’une renommée internationale. En effet, jusqu’à cette date, les grands pianistes tels que Sergueï Rachmaninov ou Josef Hofmann font de l’ombre à Rubinstein, et plus globalement à tous les autres pianistes. Mais les années 1930 marquent la fin de carrière de ces deux géants, et laissent la place aux « jeunes ». Or, la plupart sont peu intéressants et percutent le piano. Rubinstein, avec son tempérament romantique, trouve alors sa place : à la fois successeur des grands pianistes post-romantiques et représentant d’une nouvelle génération.
Durant la Seconde Guerre, il s’installe aux États-Unis et devient citoyen américain à part entière en 1946. En 1954, il se réinstalle à Paris, avenue Foch, dans la maison qu'il détenait avant guerre (et qui avait été réquisitionnée par la gestapo), une ville dont il restera amoureux (déclaration de l'artiste dans le documentaire intitulé "Arthur Rubinstein" de Marie-Claire Margossian, diffusé le 25 octobre 2010 sur Arte). Sa fille Eva y vit toujours.

Rubinstein est l'interprète inoubliable des Romantiques, promenant sur le clavier la grâce naturelle de son talent là où d'autres émergeaient à force de travail opiniâtre. Il contribue de façon majeure à faire sortir les œuvres de Frédéric Chopin de certaines dérives maniéristes exercées par plusieurs générations d'interprétations malheureuses. Il propage par le disque, nouvellement apparu, une interprétation lyrique et sans fards qui tâcha de souligner, selon ses mots, « la magnifique qualité d'esprit viril qui se cachait en Chopin ».
En effet, s’il garde l’esprit romantique, Rubinstein épure son style, et enlève tout le maniérisme qui peut émaner du jeu des pianistes comme Paderewski. Il garde les meilleurs éléments du courant romantique, mais en rejette les excès. Il est cependant parfois critiqué pour son jeu trop brillant et pas assez intérieur.


De Falla, "Fire Dance"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=Wj6_5qWZCDY
Chopin, Polonaise "Héroique"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=VEl9zn8JPW8&feature=fvw
Chopin, Valse Op.64 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=TTQbShIf ... re=related
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=b6VxVmt6UOA
Master Class (Chopin, Ballade N°1)
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=M78NQE4u ... re=related





Heinrich Neuhaus

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Heinrich Goustavovitch Neuhaus est un pianiste soviétique d'origine allemande, né à Ielissavetgrad (actuellement Kirovograd, Ukraine) le 12 avril 1888 et mort à Moscou le 10 octobre 1964.

Neveu de Felix Blumenfeld et cousin de Karol Szymanowski, Neuhaus débute à Dortmund en 1904. Il fait ses études avec Aleksandr Michałowski à Varsovie, puis avec Karl Heinrich Barth et Leopold Godowsky à Berlin. C'est avec Godowsky que Neuhaus continue ses études à Vienne au Klaviermeisterschule du conservatoire. En 1913, Neuhaus revient en Russie, où il termine le Conservatoire de Petrograd en 1915. Il enseigne ensuite quelque temps à Tbilissi, de 1919 à 1922 au Conservatoire de Kiev puis finalement au Conservatoire de Moscou. Il y devient professeur de piano et occupe ce poste jusqu'à sa mort. De 1935 à 1937, il est également directeur du conservatoire.
Neuhaus est l'un des plus grands professeurs de piano de son temps. Il a formé de nombreux pianistes qui sont devenus des virtuoses réputés : Sviatoslav Richter, Emil Guilels, Iakov Zak, Elisso Virssaladze, Gérard Frémy, Bronislav Stayevski, Oleg Boshniakovich et beaucoup d'autres. Certains de ses élèves sont les actuels professeurs du conservatoire et de l'Institut Gnessine. Neuhaus est aussi connu comme un interprète remarquable, mais ses enregistrements sont assez rares. Homme d'une grande culture, il appréciait beaucoup la peinture et la littérature. Un de ses amis fut Boris Pasternak.
Neuhaus a écrit quelques livres sur l'art de jouer du piano et d'enseigner l'instrument. Les difficultés de l'instrument se résolvent en se basant sur la musique elle-même.

"Avec Heinrich Neuhaus, la Russie compte un autre père du piano moderne. Il est né en 1888, soit 13 ans après Golden Weiser et a eu lui aussi plus d’une centaine d’élèves. Comme Anton Rubinstein, il possède les avantages d’une éducation multi-culturelle issue de la "mitteleuropa" musicale. Plus qu’un professeur, Neuhaus est une personnalité qui rayonne par ses qualités humaines et sa culture qui embrasse tous les arts, de la poésie à l’architecture et de la peinture à l’art dramatique. A l’image de l’école russe, il reprend à son compte tout ce qui s’est fait de mieux dans l’art du piano : la fidélité au texte et le polissage du son de Godowsky, la position naturelle des doigts et l’abord physiologique du clavier préconisé par Chopin, sans parler de la rigueur allemande issue de Barth ou de Von Bülow.
Bien que protéiforme, l’école russe qui a engendré autant d’excellents pianistes se reconnaît à son tempérament. Entre le pâteux germanique et la sécheresse française, le toucher des pianistes russes apparaît comme étant le plus équilibré. Il habite le son avec un grand sens de l’improvisation et une liberté qui appartient aux seuls Slaves."


Bach, Prelude & Fugue in G Moll
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=_UwQqePI ... re=related
Scriabin, Fantaisie in B Minor
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=XIWP06Go ... re=related
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5Mx7hTvq ... re=related
Chopin, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=zd3CpDy5 ... re=related





Yves Nat

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"Yves Nat, né à Béziers le 29 décembre 1890 et mort à Paris le 31 août 1956, était un pianiste français.
Enfant prodige de Béziers, il étudie dans la classe de Louis Diémer au Conservatoire de Paris. Il obtient un premier prix de piano en 1907.
Sa présence sonore subjugue le public et l'entraîne malgré lui dans le tourbillon d'une carrière de concertiste, parrainée par le grand violoniste Eugène Ysaÿe.
Son répertoire se consacrait essentiellement à la Musique Romantique : Schubert, Schumann, Brahms. A partir de 1935 il est nommé professeur au Conservatoire de Paris, et interrompt sa carrière pour se consacrer à l'enseignement (il eut notamment comme élèves Jean Martin, Jörg Demus, Geneviève Joy, Gérard Frémy, Lucette Descaves, Jean-Bernard Pommier, Jacqueline Eymar et Pierre Sancan).
Dans les années 1950, il enregistra l'intégrale des 32 sonates de piano de Beethoven, et quasiment tout Schumann, pour lequel il avait une prédilection. Ses enregistrements offrent "une sonorité pleine de tendresse, un sens des contrastes, une délicatesse qui se mèlent à un jeu empli de clairs-obscurs évocateurs. Le brillant et le superficiel sont bannis de son esthétique"[1].
Après un premier mariage malheureux, il épousa en secondes noces une de ses élèves, Elise Vuillaume.
Il est enterré au Cimetière de Passy."


Master Class
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=IB3QxJweD2s
Brahms, Intermezzo N°3
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=YOU4eBBD ... re=related
Brahms, Intermezzo Op.117 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=TjO3nPei ... re=related
Schumann, Kinderszenen op.15 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=m6NfjYMs ... re=related
Schubert, Moments musicaux, Op.780 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=THGRThtw ... re=related







Mieczyslaw Horszowski

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"Mieczysław Horszowski, né le 23 juin 1892 à Lemberg (l'actuelle Lviv en Ukraine), alors en territoire autrichien, et mort le 22 mai 1993 à Philadelphie (Pennsylvanie), est un pianiste polonais, naturalisé américain en 1948.
Il reçoit ses premières leçons de piano de sa mère, une élève de Charles Mikuli (lui-même un ancien élève de Chopin). À l'âge de sept ans, il étudie avec Teodor Leszetycki à Vienne; Leszetycki avait eu pour professeur le fameux pédagogue et ancien élève de Beethoven, Carl Czerny. En 1901, il donne son premier concert public à Varsovie en interprétant la Sonate pour piano nº 1 de Beethoven puis débute une carrière d'enfant prodige en Europe et en Amérique du Sud. En 1905, le jeune Horszowski joue pour Fauré et rencontre Saint-Saëns à Nice. Il a quatorze ans, en cette année 1906, lorsqu'il fait ses débuts au Carnegie Hall à New York puis à Londres. Les rencontres heureuses se multiplient avec celle du chef d'orchestre Arturo Toscanini à Montevideo et surtout du violoncelliste Pablo Casals à Milan où il donne un récital ; les deux musiciens deviendront des amis intimes et des associés privilégiés. En 1911, Horszowski décide de se retirer du circuit pianistique pour se consacrer à l'étude de la littérature, de la philosophie et de l'histoire de l'art à Paris.
Horszowski continue de jouer jusqu'à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, avec derrière lui une carrière qui aura duré quatre-vingt-dix ans, certainement la plus longue dans les annales du piano. Après un dernier concert à Philadelphie, le 31 octobre 1991, il meurt dans cette ville, le 22 mai 1993 à l'âge de cent ans."

"Certains esprits badins s’arrêteront sur les quelques notes tapées à côté par-ci, par-là ; que ceux-là passent leur chemin et s’achètent un synthétiseur : Horszowski est en concert, sur des pianos qui ne sont pas nécessairement les meilleurs au monde, mais il nous livre une véritable leçon de musique et de maintien. Son Bach (enregistrement unique de ce concerto, vous n'en trouverez pas d'autre !), d'une rythmique impeccable, joué dans un style net et sobre "à l'allemande" et pourtant si expressif, est exemplaire, ses Schubert sont dénués du moindre excès expressif – cette musique n’a vraiment besoin de presque rien pour exister –, son Mozart aérien et quasi angélique…"


Haydn, Sonate N°43
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=qeRk-y7KY4I
Beethoven, Sonate N°32 in C minor
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=M4T9wtC-0Bo
Chopin, Berceuse
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=M-d9Emry ... re=related
Chopin, Nocturne Op.9 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=ZCrsKGfJP_w







Walter Gieseking

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Walter Gieseking (né le 5 novembre 1895 à Lyon et mort le 26 octobre 1956 à Londres) est un pianiste et compositeur franco-allemand.
En suivant son père médecin, Gieseking vit toute son enfance dans le Sud de la France, puis en Italie. Durant ce temps, il étudie le piano en autodidacte. En 1911, il déménage pour l’Allemagne, patrie de son père, et suit des cours au Conservatoire de Hanovre avec Karl Leimer, qu’il va vénérer toute sa vie[réf. nécessaire].
En 1912, Gieseking fait ses débuts dans cette même ville, et donne en 1915 l’intégrale des sonates de Beethoven. Cependant, au milieu de la Grande Guerre, Gieseking est appelé dans les rangs de l’armée allemande. Il arrive à fuir les combats en jouant dans l’orchestre du régiment[réf. nécessaire]. Après la guerre, il reprend sa carrière, et défend âprement les compositeurs français tels que Debussy et Ravel, qu’il joue beaucoup en concert. Il se fait aussi plus largement l’avocat de la musique de son temps, incarnée par Schönberg, Busoni, Hindemith, Szymanowski, mais aussi Pfitzner, dont il crée le Concerto pour piano en 1923.
Dans les années 1930, le pianiste continue ses tournées autour du monde, notamment en Europe et en Amérique. Mais 1939 marque l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Alors que Gieseking se trouve en Amérique, il décide de rentrer en Allemagne, et d’y jouer malgré la dictature. Il lui arrive même de donner des concerts dans la France occupée. Cette attitude lui vaut de nombreuses critiques à l'issue du conflit. Il est accusé d’avoir collaboré avec les nazis, et l’opinion publique le critique. En 1949, il est même contraint d’annuler un concert aux États-Unis à cause de manifestations de protestation devant le Carnegie Hall. Et même si un tribunal des Forces Alliées le disculpe, il n’est pas le bienvenu en Amérique jusqu’à son retour en 1953. Malgré un sévère accident de bus en 1955, dans lequel sa femme trouve la mort, il repart en tournée en Amérique. De retour à Londres, où il enregistre la Sonate n° 15 de Beethoven, il décède avant d’enregistrer le quatrième mouvement.



[b]Debussy, Suite Bergmasque N°3 "Clair de lune"

:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=r-TRhzo3epU
Ravel, Jeux d'eau
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=7cz9jSaMtLk
Rachmaninov, Concerto pour piano N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=6rLOkoCd ... re=related





Wilhelm Kempff

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"Wilhelm Kempff (* 25 novembre 1895 - † 23 mai 1991) nait à Jüterbog (Allemagne) et étudie à Berlin et Potsdam. Il fait de nombreuses tournées en Europe continentale et dans une grande partie du reste du monde, mais ne fait sa première apparition à Londres qu'en 1951, et ne joue pas à New York avant 1964. Il donne son dernier concert public à Paris en 1981 et meurt à Positano (Italie) âgé de 95 ans.
Considéré comme l'un des plus grands pianistes du XXe siècle[réf. nécessaire], Kempff est acclamé aujourd'hui pour ses enregistrements de Schumann, Brahms, Schubert, Mozart, Bach, Liszt, Chopin et surtout de Ludwig van Beethoven[réf. nécessaire](On peut comparer les enregistrements d'une même sonate à différents moments de sa vie). Il a enregistré sur une période de soixante ans. Kempff fut l'un des premiers à enregistrer l'intégralité des sonates de Franz Schubert bien avant que ces œuvres ne deviennent populaires[réf. nécessaire]. Il fit aussi deux enregistrements de référence de l'intégralité des sonates de Beethoven, l'un en mono et l'autre en stéréo.
Kempff a aussi joué de la musique de chambre avec Yehudi Menuhin et Pierre Fournier entre autres. Les enregistrements avec Menuhin de l'intégralité des sonates pour violon et piano de Beethoven sont particulièrement fameux."


Mozart, Concerto pour piano N°24
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=sqbp8zmtpNs
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=O6txOvK-mAk
Beethoven, Sonate N°17 "Tempest"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=LfjD-DQ5 ... re=related
Schubert, Sonate D959
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=xru4kyw8 ... re=related





Marcelle Meyer

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"Marcelle Meyer est une pianiste classique française, née à Lille le 22 mai 1897, morte le 17 novembre 1958. Elle a mis son talent au service de la musique française de l'entre-deux-guerres, notamment du Groupe des Six (Francis Poulenc, Darius Milhaud, Georges Auric), et d'Erik Satie et ses amis d'Arcueil : Henri Sauguet, Roger Désormière. Elle comptait parmi ses amis les plus proches Maurice Ravel, Igor Stravinski et Jean Cocteau. Jacques-Émile Blanche l'a peinte en 1922 en compagnie du Groupe des Six et de Cocteau.
En 1917, elle épouse le comédien Pierre Bertin, qui fréquente aussi bien les cercles contemporains de la musique que ceux du théâtre. Il présente la pièce d'Erik Satie Piège de Méduse. Bertin introduit sa jeune épouse auprès de Satie, dont, à 20 ans, elle devient l'interprète préférée.
Peu avant le décès de Debussy, elle travaille avec lui sur ses Préludes, qu'elle créera salle Gaveau, lors du premier récital entièrement dédié au compositeur."


Scarlatti, Sonate KK 380
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=KBXY0vwWGq4
Mozart, Sonate N°8, K310
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=EkjmgN_X ... re=related
Ravel, Sonatine II Menuet
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=_Va18NP8 ... re=related
Debussy, Image I "Reflets dans l'eau"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=CZjGK7D3 ... re=related






Maria Yudina

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"Largement inconnue en occident, la pianiste russe Maria Yudina (1899-1970) a vécu toute sa carrière en Union Soviétique.
Elle y demeura captive par la volonté de Joseph Staline puis de ses successeurs. On a voulu voir en ce geôlier un admirateur et même le présenter comme un protecteur. Le dictateur aurait en effet découvert son génie, en 1943, et pleuré de chaudes larmes à l'écoute du concerto 23 de Mozart. On aurait, 10 ans plus tard retrouvé sur la table de chevet du tyran défunt le disque enregistré et gravé sur son ordre la nuit même de cette émotion musicale légendaire.
Un tel récit, à supposer qu'il contienne une parcelle de vérité, occulte les conditions véritables de l'existence de cette artiste de génie. Signalons par exemple que ses interprétations de Bach ou de Beethoven n'ont été recueillies que clandestinement. Ses enseignements aux conservatoires successifs de Saint-Pétersbourg devenu Leningrad, de Tiflis ou de Moscou lui furent retirés à plusieurs reprises en raison de ses convictions religieuses.
Convertie à la foi orthodoxe et marquant nettement son dégoût pour le régime athée persécuteur, on considérait comme une excentricité vestimentaire la croix, emblème ostensible qu'elle arborait bien en évidence. Plus tard on notera ses chaussures de sport, qu'elle portait en concert.

S'agissant d'une musicienne comme Yudina on pourrait observer d'ailleurs que la part de génie de ses interprétations, effectivement bouleversantes, de la musique dite baroque, classique ou romantique, tient à un caractère résolument moderne qu'elle revendiquait clairement pour sa part. Elle n'a jamais caché son désir de promouvoir la création de son temps. Moins connues mais bien réelles, ses interprétations des compositeurs du XXe siècle, mériteront elles aussi, d'être découvertes."


Bach, Variations Goldberg
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=r1hs2OLI ... re=related
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=YratHJ-7 ... re=related
Beethoven, Sonate N°32
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=cDfbjXVa ... re=related
Dernière édition par Gyges le Mer 5 Jan 2011 19:47, édité 52 fois.
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar jimbo » Sam 22 Mai 2010 10:17

Et Brendel, Gould, Richter ?
CD Teac Z 5000/ K7 Teac V1010 / TD1 : Goldmund S2 + bras Magnepan + Ortofon X3 / TD2 : Thorens 318 +SME 3009 + DL 103 / pré Hiraga + phono LDA / intégré ALN 2100 /Yamaha DSP 1000/ Technics SUC-SEC-SEH 01/ Bluray Philips / 6 enceintes diy Audax/PHL/Siare
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flo42 » Sam 22 Mai 2010 14:25

Excellente sélection!

Je rajouterai pour ma part :
Martha Argerich : Un magnifique 1er concerto pour piano de Tchaikovsky qui est entré dans les annales, un 3° de Rachmaninov non moins formidable, et tous ces petits moment de bonheur qu'elle nous laisse avec ses "friends"

George Cziffra : la résurrection de F LISZT. Sa version des 12 études est phénoménale, (dans Mazeppa, le ralenti avant la dernière séquence, et ce petit ornement incongru, qui devient vite indispensable...).

Pollini : comment ne pas citer le plus grand "Chopiniste" de l'histoire? Ses nocturnes sont... sincères et tellement vrai!

Samson François : pianiste français atypique par son jeu. L'écouter sur Chopin c'est être surprise de seconde en seconde. Sur Franck il est fabuleux.

Gould : comment ne pas le citer effectivement. L'homme connu comme le pianiste de JS BACH. Ses goldberg de 81 sont une référence.

Puis il y a certain petit jeune, pas encore assez présent pour marquer l'histoire, mais je vous donne rendez vous dans 20 ans sans problème :

Yundi Li : Il a gravé l'un des plus beau 2° concerto pour piano de prokofiev que j'ai entendu...

Alexandre Tharaud : on le voit de partout, et avec raison. son intégrale Satie est un chef d'oeuvre, et que dire de ses waltz de chopin? un régale!

Lang Lang : oui je sais, il ne sait pas tout jouer, loin de la. Mais écouter ses concertos de Chopin, c'est espérer qu'il va prendre du plomb dans la tête et arrêté de jouer Rachmaninov comme de la guimauve...

J'en oublie surement...

Flo
Avons nous les mêmes gouts? : http://www.lastfm.fr/user/Flo0742
Vous êtes lyonnais? Vous aimez la musique "classique", les écoutes comparatives et les elixirs maltés? Mp moi! on pourra s'organiser des petites sessions :)
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flûte 4 » Sam 22 Mai 2010 14:35

Bonjour!

il y aussi Berezovsky: http://www.youtube.com/watch?v=9ctr0CxnzCw
C'est une de mes pièces favorites au piano! :D
petit HS: je vous conseille également le disque Orgue et piano consacré à F. Liszt par O. Vernet et le pianiste Laurent Cabasso http://musique.fnac.com/a1572223/Franz- ... =-1&Ra=-29

Cdlt
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Gyges » Sam 22 Mai 2010 15:23

Robert Casadesus

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"Robert Casadesus (né le 7 avril 1899 à Paris - mort le 19 septembre 1972 à Paris) était un pianiste français dont la famille était originaire d'Espagne.
Petit-fils de Luis, le patriarche de la famille Casadesus, c'était un des pianistes les plus importants du XXe siècle, dépositaire officiel de la « tradition française » de la clarté et du « bon goût ». Il donne son premier récital en 1917. Il devient en 1922 l'ami de Maurice Ravel. Son répertoire, qui allait de Wolfgang Amadeus Mozart à Olivier Messiaen, couvrait tous les compositeurs francophones, mais aussi, par exemple, Béla Bartók, dont il fut très tôt un interprète de choix.
Il joua souvent en duo avec Zino Francescatti, avec lequel il a laissé de splendides enregistrements des sonates pour violon et piano de Beethoven.
Il avait épousé en 1921 Gabrielle L'Hôte (Gaby Casadesus), avec laquelle il donnait des récitals à deux pianos ou à quatre mains."


Chabrier, Bourrée Fantasque
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=PPbVwwll ... re=related
Ravel, Jeux d'eau
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=kppWgFVR ... 5B&index=1





Solomon Cutner

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Solomon Cutner (6 août 1902 - 22 février 1988) est un pianiste anglais connu presque universellement dans le milieu musical par son seul prénom Solomon.
Né à Londres, il donne son premier concert en 1912, à dix ans, puis étudie le piano avec Mathilde Verne, elle-même élève de Clara Schumann. Il commence à enregistrer en 1929, faisant preuve d'une naturelle virtuosité, d'un grand respect de la partition et de profondeur d'interprétation.
Il donne de nombreux de concerts, surtout pendant et peu après la seconde Guerre mondiale, principalement aux États-Unis et en Australie. Particulièrement connu pour ses interprétations de Beethoven, il est sur le point d'achever l'enregistrement d'une intégrale de ses sonates pour EMI Classics quand il est atteint en 1956 d'une attaque dévastatrice qui le paralysera presque complètement pour le reste de sa vie. Ses enregistrements de Mozart, Schumann, Chopin et Brahms sont aussi très reconnus.Il meurt en 1988, agé de 85 ans.


Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=bHffjDG_pJ0
Beethoven, Sonate N°26 "Appasionata"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5MLXNmGx ... re=related
Chopin, Nocturne Op.27 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=m8sodC0Thj4





Vladimir Horowitz

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Vladimir Samoïlovitch Horowitz, né à Berditchev en Ukraine le 1er octobre 1903 (certaines sources citent Kiev) et mort à New York le 5 novembre 1989, est un pianiste virtuose américain d'origine russe.
Pianiste mythique, « roi des pianistes », Vladimir Horowitz fut admiré pour la puissance de son jeu pianistique et pour ses multiples prouesses techniques, par le public comme par les pianistes professionnels : Clara Haskil, qui le surnommait « Satan au clavier », Martha Argerich, Sviatoslav Richter, Arcadi Volodos, Valery Kuleshov, Arthur Rubinstein[1].
Il gagna la réputation de meilleur virtuose pour ses interprétations de Liszt, Chopin, Rachmaninov, Scriabine et Tchaïkovski. Soulignons aussi l'art d'Horowitz dans l'interprétation de la musique impressionniste (Liszt, Au bord d'une source par exemple ; Wagner Isoldes Liebestod arrangée pour piano par Liszt, un des derniers enregistrements d'Horowitz) mais aussi de la musique moderne : il créa de nombreuses sonates de Dmitri Kabalevski et de Prokofiev aux USA (sixième, septième[2], huitième). Il fit aussi redécouvrir au monde musical des compositeurs tels que Muzio Clementi ou Domenico Scarlatti, en s'ingéniant à démontrer qu'ils furent des précurseurs du romantisme et de la musique de Beethoven.

En 1933, il est choisi par Arthuro Toscanini pour interpréter le concerto n°5 de Beethoven "l'Empereur" dans le cadre d'un cycle beethovénien à New York. Il rencontre pendant les répétitions la fille de celui-ci, avec laquelle il se mariera la même année. Considéré déjà à l'époque comme un des meilleurs pianistes de tous les temps, sa rencontre avec Rachmaninov sera fructueuse. Réfractaire au départ face à la personnalité ambiguë du pianiste, Rachmaninov découvrira un grand ami avec lequel il fera de nombreux duos pianistiques. Les transcriptions de ses propres concertos et les nombreuses pièces pour deux pianos, ne sont d'ailleurs pas étranger à cette amitié. En 1940, Vladimir Horowitz soutiendra l'effort de guerre par de nombreux concerts qui s'avèreront fructueux financièrement. En 1943, il découvre un jeune pianiste jouant avec brio le concerto n°2 de Rachmaninov et en est tellement émerveillé, qui lui propose de devenir son professeur alors même qu'il n'a encore jamais pris d'élève. Il s'agit du jeune Byron Janis qu'il soutient pendant cinq ans. Sa carrière est ensuite ponctuée de périodes de retrait (53/65, 69/74, 83/85) et d'intense activité, entre dépression et tournées internationales. En 1975, sa fille unique décède à Genève, ce qui l'affecte profondément. En 1982, après 31 ans d'absence, il refait sous l'impulsion du prince Charles son premier concert européen au Royal Festival Hall. Suite à ce renouveau, il revient fréquemment en tournée en Europe, mais également au Japon. En 1986, c'est en Ukraine puis en Russie qu'il revient après plus de 60 ans d'absence. Il meurt quelques années après chez lui en 1989.

« L'ouragan des steppes » déplaçait des foules pour chacun de ses concerts où les places étaient chères et réservées très longtemps à l'avance. Son très étroit et complice rapport au public était constitutif de son grand charisme. Cependant, ses rares concerts étaient très appréciés du fait qu'il y réalisait ses meilleures interprétations, surpassant de loin tous les enregistrements programmés en studio. Horowitz arrivait à des performances incroyables devant des milliers de personnes, prenant de grands risques pianistiques devant lesquels reculent la quasi-totalité des pianistes en public, et créant une « réaction protoplasmique avec le public »

Vladimir Horowitz est considéré unanimement comme l'un des plus grands pianistes de tous les temps. La seule comparaison qu'on lui est trouvé parmi ses contemporains était Rachmaninov lui-même. Il est un météorite dans l'univers du piano, d'une technique tellement maitrisé qu'elle semble ne plus exister, et d'un lyrisme dans ses interprétations qui hypnotisent et captivent l'auditeur de façon quasi magique. Il est la référence absolue des pianistes du XXe siècle pour notamment Marta Argerich , Georges Cziffra , Sviatoslav Richter ou encore Byron Janis. La plupart de ses enregistrements sont incontournables. Cependant, le perfectionnisme voir le maniérisme dont il faisait preuve à grandement joué sur l'étendue de son répertoire. Il limitait volontairement les pièces de ses récitals et de ses enregistrements. C'est encore aujourd'hui à regret que l'on observe des pans entiers de la littérature pianistique qu'il n'a pas abordé. Mais cela fait également parti du personnage.


Zoom
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=KZGi49Bnghs

Bizet, Carmen Variation
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=LqFNAE1Ic-I
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=2TrfQzwaOno
Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=Ta-BwqnkL6g

Glenn Plaskin, Horowitz, biographie de Vladimir Horowitz, trad. par Alain Malraux, Éditions Buchet-Chastel, 1985.





Rudolf Serkin

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Rudolf Serkin est un pianiste autrichien, naturalisé américain, né à Eger en Bohême le 28 mars 1903, mort à Guildford dans le Vermont (États-Unis) le 8 mai 1991.
D'origine juive et déraciné vers Vienne, il est un enfant prodige mais son père se refuse à exploiter ses talents précoces ; s'il débute avec l'Orchestre philharmonique de Vienne en 1915, ce n'est qu'en 1920 qu'il fait ses véritables débuts de concertiste après d'intenses études, le piano avec Richard Robert, la composition avec Joseph Marx et Schönberg.
En 1933, Hermann Goering lui propose des postes importants alors qu'en tant que juif, il lui est interdit de jouer en concert public. Pourtant, par idéal, il choisit l'exil volontaire : Adolf Busch, bien qu'aryen parfait, fait de même. Après Bâle, il se fixera aux États-Unis d'Amérique en 1939, où il fait sa première apparition au Coolidge Festival à Washington en 1933 ; dès 1934, il est parrainé par Arturo Toscanini qui l'accompagne avec l'Orchestre philharmonique de New York. Les critiques le décrivent comme « un artiste doué d'un talent inhabituel et impressionnant, possédant un touché cristallin, plein de puissance, de délicatesse, et un son pur ». En 1937, il donne son premier récital au Carnegie Hall.
Son jeu hautain, rageur et énergique est empreint pourtant d'une poésie simple, à l'arc initiatique du solaire céleste à l'abîme le plus profond. Par sa tension, sa rigueur, son austérité, son dédain de tout sentimentalisme, son art révèle implacablement les silences, les indignations des compositeurs qu'il a le plus servis.


Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=zxDr503kod8
Beethoven, Sonate N°20
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=MEeO8uULTKY
Beethoven, Sonate N°32
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=v_PBRpS_ ... re=related





Claudio Arrau

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Claudio Arrau, né à Chillán (Chili) le 6 février 1903 et mort à Mürzzuschlag (Autriche) le 9 juin 1991, est un pianiste chilien.
Ayant débuté comme enfant prodige dès l'âge de quatre ans, il connut l'une des carrières les plus longues et les plus admirées de la musique classique. C'était un spécialiste de la musique romantique, notamment de Frédéric Chopin et de Franz Liszt, mais aussi de Ludwig van Beethoven, qu'il interprétait avec noblesse et profondeur, avec un son de piano hors du commun.

Reconnu comme enfant prodige, le jeune Claudio Arrau obtient une bourse pour aller étudier à Berlin avec Martin Krause, l'un des derniers élèves de Franz Liszt. Celui-ci jouera pour le jeune Arrau beaucoup plus que le rôle d'un simple pédagogue. Il sera en réalité un véritable père de substitution. Dépassant le simple champ de la musique, Krause sera également celui qui initiera Claudio Arrau à la peinture et à la littérature. Arrau restera toute sa vie marqué par l'enseignement de Krause et au décès de celui-ci, quand Arrau n'a encore que 16 ans, il décide de ne plus suivre d'autre enseignement. Ayant suivi toutes ces années une formation hautement empreinte de culture germanique, Arrau fut longtemps considéré comme un pianiste davantage allemand que sud-américain. De là, également, une prédilection pour les compositeurs allemands dont il se fera une spécialité (Brahms, Schumann, Beethoven) et dont il enregistrera la plupart des œuvres.
Pour autant, son répertoire ne se limite pas au seul XIXe siècle. Il est également un interprète remarquable de Chopin et de compositeurs du XXe siècle comme Claude Debussy. Vu l'étendue de son répertoire, on peut le considérer comme un véritable encyclopédiste du piano. La discographie de l'artiste ne rend que fort peu compte de ses affinités avec la musique contemporaine, puisque si Arrau est interprète de Bach, de Mozart, des romantiques (Beethoven, Schubert, Liszt, Chopin, Schumann, Brahms), et des modernes (Debussy, Albéniz, Ravel), il l'est aussi de Schönberg.

Son interprétation de la sonate de Franz Liszt, des Nocturnes de Chopin, des Ballades de Johannes Brahms et des Préludes de Claude Debussy sont, encore aujourd'hui, des références discographiques. Au début des années 60, il signe un contrat d'exclusivité avec l'éditeur de disques Philips, qui lui permettra d'enregistrer la plus grande partie de son répertoire, dans des prises de son d'une qualité exceptionnelle.
Le jeu d'Arrau se caractérise tout d'abord par un scrupuleux respect du texte. Il s'insurgera notamment contre le fait que le compositeur et pianiste Sergueï Rachmaninov ait, dans un de ses enregistrements, modifié la partition de la seconde sonate pour piano de Chopin. Pour autant, il sait faire respirer le texte et ses interprétations sont des modèles de l'art de faire sonner et de timbrer le piano. Ne le cédant en rien aux virtuoses du clavier tels Horowitz, sa technique, héritage direct de la technique de Liszt, fait merveille dans les œuvres les plus ardues du répertoire telles que les variations Paganini de Brahms. Pianiste à l'idiome poétique métaphysique, artiste angoissé (champion des traitements de psychanalyse), il avait ce toucher de velours que plusieurs pianistes lui enviaient. Sa « patte » léonine montrait une dynamique éblouissante qui, bien souvent, donnait l'impression qu'il jouait sur un clavier dont l'étendue dépassait les 88 notes. Rares sont les pianistes qui furent aussi à l'aise à la fois dans Beethoven et dans Chopin. Claudio Arrau savait les revisiter avec un souffle mélodique toujours intense, inquiet, ténu mais d'une précision psychologique exceptionnelle.


Bach, Goldberg Variations
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=219PNAuP ... re=related
Mozart, Sonate N°7
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=pRXdIfNP ... re=related
Chopin, Nocturne N°20
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=PEyEw-8K ... re=related
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5Q9cBsEy ... re=related




Vlado Perlemuter

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Vlado Perlemuter, né le 26 mai 1904 à Kovno (ville polonaise devenue Kaunas en Lituanie) et décédé le 4 septembre 2002, était un pianiste français d'origine polonaise.
Le père de Vlado Perlemuter, un chantre et rabbin, décide d'émigrer à Paris en 1907. Vlado prend ses premiers cours de piano à l'âge de neuf ans, et quatre ans plus tard entre au Conservatoire de Paris où il est notamment élève de Moritz Moszkowski et Alfred Cortot. Parallèlement, il joue dans les cinémas pour accompagner des films muets. Vlado Perlemuter remporte de nombreuses récompenses dans sa jeunesse : premier prix de piano du Conservatoire de Paris (1919); Prix d'honneur et prix Louis Diémer (1920). C'est en 1922 à Paris qu'il donne son premier concert.
De 1924 à 1927 il étudie les œuvres de Maurice Ravel et finit par rencontrer le compositeur à plusieurs reprises. En 1929 il est le premier à donner une intégrale des œuvres de Ravel en deux récitals.
Il s'installe ensuite quelques années à Londres. Alors qu'il est tenu pour un des pianistes les plus renommés de l'époque, sa carrière connaît une interruption en raison de la guerre et ses conséquences. Pendant cette période il se réfugie en Suisse. Ce n'est qu'en 1950 qu'il donne à nouveau des concerts à Paris et il est nommé professeur au Conservatoire de Paris en 1951. En 1953, paraît sous la forme d'un livre, "Ravel d'après Ravel"[1], une série d'entretiens radiodiffusés avec la violoniste Hélène Jourdan-Morhange ; il y évoque l'œuvre pianistique de son maître et l'enseignement qu'il a reçu de lui. Son propre enseignement au Conservatoire se poursuit jusqu'en 1977. Ayant alors plus de temps, il revient au studio d'enregistrement et apparaît de plus en plus en public, donnant jusqu'à plus de 70 concerts par an. En Grande-Bretagne, il a enregistré de nombreuses émissions pour la BBC dont une intégrale de la musique de Chopin. Il donne son concert d'adieu le 7 mai 1993 à Genève, deux jours après avoir été nommé Grand Officier de la Légion d'honneur. Il meurt en 2002 à l'âge de 98 ans.


Ravel
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=IbX6NFTy ... re=related
Ravel, Jeux d"eau
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=_s--Aa0B ... re=related
Lizst, Légende de Saint François
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=QFy5FBvAYiE
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=DJY4TdI5 ... re=related





Lili Kraus

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(1905-1986)
Une légende auréole la carrière de la pianiste Lili Kraus, considérée, surtout dans le Nouveau Monde, comme l'une des grandes spécialistes de Mozart après les séries de concerts au cours desquels elle donna, notamment entre 1966 et 1968 à New York, l'intégrale des concertos et des sonates pour piano du maître de Salzbourg.
Née à Budapest le 4 mars 1905, Lili Kraus appartenait à cette génération d'artistes hongrois qui ont été formés à la grande époque de l'Académie royale de Budapest, en particulier par Belá Bartók et Zoltán Kodály. De père tchèque et de mère hongroise, elle reçoit dès l'âge de six ans ses premières lecons de piano et entre à l'Académie royale en 1913. Après avoir obtenu son premier prix de piano à dix-sept ans, elle part pour Vienne en 1922, où elle est l'élève d'Edward Steuermann à l'Académie. Elle travaille également avec Artur Schnabel. Trois ans plus tard, elle devient elle-même professeur à l'Académie de musique (1925-1931). À Vienne, elle découvre la musique de Mozart, qui sera le fil conducteur de sa carrière.


Master Class et Interview
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=9_4nkxH3 ... re=related
Bartok, Danses Roumaines
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=9_4nkxH3 ... re=related





Nikita Magalov

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Nikita Magalov (né Magalachvili), né le 21 février 1912 à Saint-Pétersbourg et mort le 26 décembre 1992 à Vevey, était un pianiste russe.
Sa famille côtoyait beaucoup les artistes de Saint-Pétersbourg, comme Alexandre Siloti ou Prokofiev, sa mère et son oncle étaient de très bons pianistes amateurs. Ils émigrèrent à Paris en 1918, après la révolution. Nikita fut l'élève d'Isidore Philipp au Conservatoire, dont il sortit avec le premier prix. Il se rapprocha alors de Ravel, qui dit de lui : « En Magaloff, un grand, un extraordinaire musicien est né ». Il compléta sa formation auprès d'autres pianistes, mais surtout avec le violoniste Joseph Szigeti, dont il épousa par la suite la fille.
Bien que n'ayant jamais obtenu de prix à un concours, il devint un des pianistes les plus recherchés et les plus appréciés dans les concerts du monde entier. Il commença à enseigner en 1949, quand il reprit la classe de Dinu Lipatti au Conservatoire de Genève, et continua cette activité durant toute sa vie, à Paris, à Sienne, à Taormina, ou chez lui à Montreux (il avait acquis la citoyenneté suisse en 1956).
Son amour du concert et le besoin de la présence du public fit qu'il enregistra relativement peu de disques. Il laissa cependant de très estimées gravures de Chopin et de Liszt notamment.


:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=1nsARsEZ ... re=related
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=qJ-KkWWTGF8
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=zOpPr4w5 ... re=related





Annie Fischer

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Annie Fischer (5 juillet 1914 - 10 avril 1995) est une pianiste classique hongroise.
Elle naquit à Budapest, où elle gagna le Concours international Franz Liszt en 1933. Tout au long de sa carrière, elle joua principalement en Europe et en Australie, et ne se produisit aux États-Unis que tardivement, traversant l'Atlantique à deux reprises.
Très admirée pour son jeu expressif et spontané et pour son attention au détail, elle était acclamée par des pianistes tels que Sviatoslav Richter. Elle est connue en particulier pour ses interprétations de Mozart, Beethoven, Schubert et Schumann, ainsi que des compositeurs hongrois comme Béla Bartók.


Chopin, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=_rDSL0dvZu0
Beethoven, Concerto pour piano N°5
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=3csIAHXe ... re=related
Haendel, Chaconne en G majeur
http://www.youtube.com/watch?v=bKupUqfP7Ac





Sviatoslav Richter

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Sviatoslav Teofilovitch Richter, né à Jytomyr (Ukraine) le 20 mars 1915 et mort à Moscou le 1er août 1997, était un pianiste russe, célèbre pour la profondeur de ses interprétations, sa virtuosité technique et sa maîtrise d'un très large répertoire. Richter est généralement considéré comme l'un des plus grands pianistes du vingtième siècle.
Richter commença l'étude du piano en autodidacte et avec son père, organiste et pianiste d'origine allemande[1], avant d'entrer au Conservatoire de Moscou pour étudier avec le professeur Heinrich Neuhaus. Il s'affranchira des contraintes staliniennes de l'éducation soviétique en menant un apprentissage musical marginal.
À partir de l'âge de 25 ans, il choisira dans le répertoire les œuvres qu'il jouera toute sa vie durant. Il ne s'écartera jamais de cet esprit et de cette exigence, ce qui lui permit d'aborder un nombre impressionnant de partitions (836 œuvres).
Ami de Prokofiev, il crée les sonates pour piano 6, 7 et 9 dont la dernière lui est dédiée.
La puissance de ses interprétations réside dans l'énergie qu'il peut y mettre et dans son respect presque mystique des compositeurs qu'il interprète. Son répertoire touche à l'ensemble de la littérature pour piano, mais il se montre particulièrement remarquable dans ses interprétations de Rachmaninov, de Prokofiev, de Ravel, de Chopin et de Beethoven et paradoxalement de Schubert, faisant ressortir chez ce dernier une profondeur insondable (dans les deux premiers mouvements de la sonate D.960 par exemple). Il préférait Haydn à Mozart.
Longtemps retenu en Union Soviétique par le pouvoir communiste, il fut le dernier des grands artistes russes de son époque à être autorisé à se produire à l'étranger.Il ne sera autorisé à se produire à l'Ouest qu'en mai 1960 à Helsinki. Il connaîtra ensuite la célébrité à l'Ouest après une tournée triomphale aux États-Unis fin 1960, mais rapidement il fonctionna en dehors du système en donnant des concerts là où cela l'inspirait. Son style de vie refusait toute médiatisation.
En 1963, Sviatoslav Richter, qui cherchait sur les bords de la Loire un monument propice à l’organisation de festivals de musique, jeta son dévolu sur la Grange de Meslay, grange fortifiée du XIIIe siècle à quelques kilomètres au nord de Tours.

Un film a été réalisé sur le pianiste par Bruno Monsaingeon : Richter l'insoumis.
Un livre - conversation a également été écrit par Youri Borissov, réalisateur, metteur en scène et critique musical, auteur d'un film sur Pletnev: "Du côté de chez Richter", publié chez Actes Sud.


Schumann, Etude Op.10 N°4
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=wy_VZxqm ... re=related
Schubert, Sonate en A majeur
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=vVyhxOvu ... re=related
Beethoven, Sonate N°32
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=CBFphuxU ... re=related
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=mF39XK6E ... re=related





Emil Gilels

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Emil Grigorievitch Guilels, né le 19 octobre 1916 à Odessa, décédé le 14 octobre 1985, à Moscou, était un pianiste soviétique.
Il commence à étudier le piano à l'âge de six ans à Odessa et donne son premier concert à treize ans. En 1935, il étudie au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il suit notamment l'enseignement de Heinrich Neuhaus et rencontre ses condisciples Sviatoslav Richter et Bronislav Stayevski. En 1938, il gagne le premier prix du Concours Eugène-Ysaÿe à Bruxelles et devient professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou à partir de 1951. C'est l'un des rares artistes soviétiques ayant pu faire une carrière internationale officielle, avec plusieurs enregistrements aux États-Unis.

Il s'est distingué par un jeu au son très pur, un legato admirable, une variété de timbres orchestrale ; sa vision des œuvres est d'une cohérence et d'une intelligence rares. Chostakovitch disait de lui : « Il combine à la fois une grande liberté d'interprète et un respect absolu des intentions du compositeur. »

Son répertoire est essentiellement romantique avec les concertos et les sonates de Beethoven, Brahms ou Schumann. Il est aussi un des plus grands interprètes de la musique russe (Prokofiev, Rachmaninov). Dans les dernières années de sa vie, il entreprit d'enregistrer l'intégrale des sonates pour piano de Beethoven pour Deutsche Grammophon, la mort l'empêcha d'achever le cycle auquel manquent les sonates n° 1, 9, 22, 24 et 32.


Rachmaninov, Prelude en G Mineur
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=VXU7I_Yyi2Y [u]
Chopin, Ballade N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=JR5synZ4 ... re=related
Tchaikovsky, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=HiPoXh57 ... re=related





Dinu Lipatti

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Dinu Lipatti, né à Bucarest le 19 mars 1917 et mort à Genève le 2 décembre 1950, est un pianiste roumain dont la carrière fut tragiquement interrompue par une mort précoce due à la maladie de Hodgkin. Il était très admiré pour son sens du rythme ou du tempo et l'absolue pureté de son jeu, qui s'accorda particulièrement bien à la musique de Chopin. Son interprétation des valses, enregistrées à Besançon quelques mois avant sa mort, demeure une référence
Lipatti est né dans une famille de musiciens : son père était violoniste, sa mère pianiste, et son parrain Georges Enesco un compositeur majeur du XXe siècle. Il finit deuxième à la Compétition internationale de piano de Vienne de 1933, ce qui mena Alfred Cortot, qui pensait que Lipatti méritait la première place, à démissionner du jury en signe de protestation. Par la suite, Lipatti étudia sous la direction de Cortot, Nadia Boulanger, Paul Dukas (pour la composition), et Charles Münch (pour la direction d'orchestre) à Paris.
La carrière de Lipatti fut interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Fuyant la Roumanie en 1943, il s'installa avec sa femme à Genève, où il accepta le poste de professeur de piano au conservatoire. C'est à ce moment-là qu'apparurent les premiers signes de sa maladie, ce qui diminua la fréquence de ses concerts après la guerre. Il mourut à Genève, à l'âge de trente-trois ans. Il est enterré dans le cimetière de Chêne-Bourg, non loin de la frontière française, aux côtés de sa mère et de sa femme, Madeleine Lipatti, un professeur de piano réputé.
L'interprétation de Lipatti était caractérisée par une extrême fidélité ainsi qu'une technique pianistique phénoménale, qui était toujours judicieusement employée, dans la quête d'une perfection musicale. Malgré une carrière relativement brève, et un legs discographique plutôt peu important, Lipatti est considéré comme un des plus grands pianistes du vingtième siècle. Il est particulièrement renommé pour ses interprétations de Mozart et de Chopin, mais il a également enregistré ses interprétations de Franz Liszt, de Maurice Ravel (Alborada del gracioso), les concertos pour piano de Schumann ou Grieg, trois chorals et la première partita de Bach, ainsi que des sonates d'Enesco aux côtés de leur auteur.


Bach, Cantate N°147
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=k7PNFDrc ... re=related
Bach, Chorale Prelude BWM659
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=uDAD9ieN ... re=related
Chopin, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=PvLYsDuMhRo&feature=fvw
Chopin, Sonate N°3 (4ème mvt)
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=E9C4VdwD ... re=related
Chopin, Nocturne Op.27 N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=e0VhKERb ... re=related





Arturo Benedetti Michelangeli

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"Etre pianiste et musicien n'est pas une profession. C'est une philosophie, un style de vie qui ne peut se fonder ni sur les bonnes intentions ni sur le talent naturel. Il faut avoir avant tout un esprit de sacrifice inimaginable " A. Michelangeli

Arturo Benedetti Michelangeli (5 janvier 1920 à Brescia, Italie - 12 juin 1995 à Lugano) était un pianiste italien. Il est généralement considéré comme le pianiste italien le plus important du XXe siècle avec Ferruccio Busoni. Il a été entre autres le professeur de Martha Argerich, Adam Harasiewicz, Ivan Moravec, Alberto Neuman et Maurizio Pollini. D'une personnalité singulière, il avait un sens de l'esthétique inné et un jeu d'une perfection absolue. Homme très secret, il détaillait peu sa vie privée. Le pianiste russe Evgeni Kissin a dit un jour de lui que jamais on n'a entendu Michelangeli jouer ne serait-ce qu'une seule fausse note. Sviatoslav Richter nota après un concert: "Comme d'habitude parfait".
Il commença à prendre des cours de violon à l'âge de trois ans, mais passa très vite au piano et à tout juste 10 ans, il entra au Conservatoire de Milan. À l'âge de 18 ans, il commença une carrière internationale.
Il ne jouait que lorsque les conditions étaient réunies pour donner le meilleur de lui-même; il a annulé nombre de ses concerts, parfois même en plein milieu, souvent parce que le piano n'était pas au niveau qu'il souhaitait. Il en était venu à se déplacer avec son propre piano qu'il savait parfaitement démonter et remonter lui-même.

En tant que tel, Michelangeli était réputé comme un pianiste d'une qualité technique irréprochable. Son toucher, d'un grand raffinement et sa sonorité, dense et pleine, restent légendaires. Le critique musical Harold Schonberg écrit sur lui : « Ses doigts se refusent à faire ne serait-ce qu'une fausse note, et une fois lancé rien ne pourrait l'arrêter. Dans bien des morceaux du répertoire romantique, bien qu'il semble peu sûr de lui émotionnellement, son indéfectible technique lui confère une puissance expressive qui perturbe l'écoulement musical même.
Un professeur à la Julliard School, David Dubal, trouvait que Michelangeli était à son meilleur dans les œuvres de jeunesse de Beethoven, qu'il était moins convaincaint dans Chopin, et « diabolique » dans des œuvres comme la chaconne de Bach-Busoni ou encore dans les Variations sur un thème de Paganini de Brahms.

Ses disques nous laisseront à jamais l'image d'un interprète qui poussait le souci de perfection bien au-delà de la simple objectivité technique à laquelle on réduit trop souvent son esthétique. Sa palette incomparable de sonorités, le subtil décalage qu'il introduisait parfois entre sa main gauche et sa main droite, joints à une capacité à concevoir les oeuvres en fonction d'une unité souveraine autour de laquelle les événements sonores se disciplinaient spectaculairement, font de ses interprétations des modèles de stylisation musicale et d'abstraction spirituelle dénuée de pathos, sans que jamais pourtant le mystère de la musique ne soit abandonné. L'effet hypnotique de ses Debussy, sa compréhension sans équivalent du Gaspard de la Nuit de Ravel, dont il est le seul à restituer le trouble et la magie, le diamant pur de son unique disque Chopin, l'épure sans précédent du Cinquième Concerto de Beethoven où l'énergie vitale se canalise dans des lignes à la géométrie idéale, sa capacité à métamorphoser chaque œuvre en microcosme auto-suffisant où tout semble relié à tout par la grâce d'une maîtrise de chaque paramètre musical, font de Michelangeli l'un des plus grands pianistes de tous les temps. Ses enregistrements de jeunesse laissent par ailleurs entrevoir ce qu'aura été la maîtrise technique foudroyante de celui que Cortot avait qualifié de "nouveau Liszt", et qui avait poussé Celibidache à abandonner le piano du jour au lendemain après l'avoir entendu pour la première fois.


Zoom
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Bach/Busoni, Chaconne in D minor
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Scarlatti, Sonates
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:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=xtqEIwgP ... re=related
Chopin, Ballade N°1
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Debussy, "Reflets dans l'eau"
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György Cziffra

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György Cziffra (Georges Cziffra) né à Budapest le 5 novembre 1921 et mort le 17 janvier 1994 à Senlis est un pianiste virtuose hongrois naturalisé français (1968).
"Issu d'une famille de musiciens Roms (György Cziffra père était cymbaliste et a joué durant les années 1910 à Paris dans les restaurants et cabarets), il montre dès son enfance un don particulier pour la musique. Son père lui donne ses premières leçons de piano, et à l'âge de quatre ans, il reproduit à l'oreille ce que joue sa sœur aînée. À cinq ans, il donne son premier concert dans un cirque. Il est accepté à neuf ans dans la prestigieuse Académie Franz Liszt de Budapest où son professeur est Ernst von Dohnányi. À 13 ans, il finit l'opérette d'un autre compositeur en un temps record. Dès l'âge de seize ans il débute les tournées à travers l'Europe, notamment en Hongrie, Pays-Bas et Scandinavie. La guerre l'appelle, il doit donc cesser d'étudier la musique, puis il est fait prisonnier en 1941. Il rejoint sa famille et son fils — György Cziffra également —, et continue son étude du piano un an plus tard en 1947, auprès de György Ferenczy, tout en gagnant sa vie en jouant dans des bars de Budapest mais aussi en Autriche avec son ami Elek Bacsik. Très opposé au régime communiste hongrois, il est fait prisonnier politique de 1950 à 1953, et est soumis aux travaux forcés, comme porteur de pierres, ce qui lui vaudra à sa libération de longs mois de rééducation et des douleurs persistantes aux articulations.
En 1955, après avoir recommencé à donner des concerts, il obtient pourtant le prix Franz Liszt, le grand prix de la virtuosité pianistique, remis pour la première fois à un pianiste qui n'est pas lui-même compositeur. Il décide en 1956 de fuir le régime communiste et de s'exiler en France avec sa famille, profitant d'un concert donné à Vienne. Il est apprécié par le public dès son arrivée à Paris (« Pianiste du siècle, réincarnation de Liszt, pianiste des pianistes, virtuose au bracelet de cuir.. »), et il enregistre en 1956 sa fameuse interprétation des Rhapsodies hongroises de Liszt, Liszt qui restera son compositeur de prédilection.
Certains critiqueront à ses débuts l'étroitesse d'un répertoire de saltimbanque. À cette époque, Liszt n'était pas considéré comme un compositeur suffisant pour remplir une carrière de pianiste. Cziffra s'essaiera, avec brio, à de nombreux autres compositeurs : Chopin bien sûr, Beethoven, et aussi Bartók, Ravel, Prokofiev, Rachmaninov, Balakirev, Grieg, Rameau, Couperin...
Cziffra dans de nombreuses œuvres, allait plus loin que l'interprétation, il s'est aussi prêté au jeu de l'arrangement, par exemple avec les Danses Hongroises de Brahms, dont il a fait beaucoup plus qu'une simple transcription pour piano à deux mains, ou encore avec Le vol du bourdon (extrait de l'opéra Les contes du tsar Saltan, de Rimsky-Korsakov). On lui a souvent reproché son excentricité, l'influence de son humeur sur son jeu lors de ses concerts, sa recherche d'un public populaire, avec le côté « classiques favoris » de ses récitals. En fait, son immense talent, sa virtuosité hors du commun, avaient réussi à le propulser au premier plan, mais en dehors des chemins traditionnels qui mènent les pianistes au panthéon de la renommée... Quoi qu'il en soit, il faut le considérer comme l'un des plus grands pianistes du XXe siècle.


A 13 ans
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=S83wEAaa ... re=related
Zoom
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=tmq5JBpFf9w
Liszt, Gnomenreigen
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=9DsdX7vW ... re=related
Liszt, Rhapsodie Hongroise N°6
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=PQ5IayiB ... re=related
Ravel, Jeux d'eau
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=LIZRDOUQ ... re=related





William Kapell


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William Kapell (né le 20 septembre 1922 et mort le 29 octobre 1953) était un pianiste américain.
Le critique Harold Schonberg considérait Kapell comme l'un des pianistes américains les plus prometteurs de la génération de l'après-guerre. La brillante carrière de ce musicien fut brisée lorsqu'il périt lors d'un accident d'avion au retour d'une tournée en Australie. Il avait 31 ans. Son style était considéré comme direct, clair, énergique, sa technique impeccable et son répertoire éclectique et aventureux.
Il existe aujourd'hui une collection de neuf disques compacts proposant d'entendre Kapell dans des œuvres de Chopin, Rachmaninov et Khatchatourian. Cette collection contient également des œuvres moins connues, parmi lesquelles ses premiers enregistrements de préludes de Chostakovitch, de sonates de Scarlatti et la sonate de Copland. En particulier, son interprétation de la deuxième sonate en si bémol mineur de Chopin est profonde et complexe, les mazurkas quant à elles sont vivantes et subtiles.
Kapell a mené une brève carrière d'enseignement à la Juilliard School of Music de New York, carrière durant laquelle il eut comme élève le pianiste Jerome Lowenthal.


Rare Vidéo
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5IB_uUqP8iY
Scarlatti / Chopin
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=5IB_uUqP8i
Chopin, Sonate N°3 (1er mvt)
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=A__rdu-B ... re=related
Documentaire sur W. Kapell
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=sfl2wiAQ ... re=related






Alfred Brendel

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Alfred Brendel, né le 5 janvier 1931 à Wiesenberg en Moravie (République tchèque), est un pianiste autrichien. Il est également poète et essayiste.
Issu d'une famille allemande de Moravie, il a vécu à Graz pendant la Guerre. Il s'est formé à Vienne et n'a guère joué en dehors de l'Autriche jusqu'aux années 1970. Après un grand concert donné à Londres, il décide de s'y installer et il y vit encore aujourd'hui."
Ce qui saisit d'emblée quand on écoute Alfred Brendel, c'est son toucher hors du commun. C'est à six ans que le futur virtuose commence le piano, par une leçon providentielle, qui consiste à lui apprendre comment donner le maximum de vigueur à ses doigts. Ses parents ne s'intéressant pas à la musique, il doit redoubler de volonté pour vivre sa passion. En 1943, il se rend en Autriche pour étudier au conservatoire, avant de suivre les cours de son grand maître Edwin Fischer à Lucerne. Il donne son premier concert à l'âge de 17 ans, mais c'est le prix qu'il décroche au concours Busoni qui va véritablement lancer sa carrière. Dès lors, il joue aux quatre coins du monde, seul ou accompagné d'orchestres prestigieux. Exigeant, il se met au service des oeuvres qu'il interprète, et revisite inlassablement un répertoire qui se restreint peu à peu aux chefs-d' oeuvre essentiels des grands compositeurs que sont Mozart, Haydn, Schubert et Beethoven, dans le but d'atteindre la perfection. Son acharnement au travail a souvent valu à Alfred Brendel d'être qualifié d'intellectuel ; pourtant, celui que l'on reconnaît facilement à ses grosses lunettes et à ses doigts bandés a aussi un grand sens de l'humour. Il a fêté en 2006 ses 75 ans, dont 58 ans de carrière, et continue de donner de nombreux concerts, même si sa santé lui recommande désormais de se livrer à des programmes moins éprouvants.


Beethoven, Sonate N°14 "Moonlight"
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=M4b-PHPu ... re=related
Schubert, Sonate D959
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=1TdnDEnJ ... re=related





Glenn Gould

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Glenn Herbert Gould, né le 25 septembre 1932 à Toronto au Canada et mort le 4 octobre 1982 à Toronto, est un pianiste, compositeur, écrivain, homme de radio et réalisateur canadien. Il est surtout connu pour ses interprétations remarquables au piano du répertoire classique, dont les deux fameux enregistrements des Variations Goldberg de Bach (1955 et 1981). Célèbre pour son style analytique, sa technique immédiatement reconnaissable ainsi qu'une certaine excentricité, il a abandonné sa carrière de concertiste en 1964 pour ne plus jamais se produire devant un public et ne se consacrer qu'aux enregistrements de disques et à la production d'émissions de radio pour Radio-Canada.
Le début de sa renommée internationale peut être datée de son célèbre enregistrement des Variations Goldberg de juin 1955 dans les studios CBS à New York. Son interprétation d'une rapidité et d'une clarté des voix hors du commun, et surtout hors des modes de l'époque, fera beaucoup pour son succès. Elle est restée une référence absolue depuis et le disque fait d'ailleurs toujours partie des bonnes ventes du catalogue CBS/Sony. Suivront 25 ans de collaboration fidèle entre Gould et CBS, surtout après son renoncement à se produire en public. Il quitte, en effet, définitivement la scène le 10 avril 1964, à l'âge de 32 ans, pour se consacrer exclusivement à l'enregistrement en studio et à la réalisation d'émissions de radio et de télévision.
Il s'est gagné une réputation internationale grâce à ses interprétations très originales, particulièrement celles de la musique de Jean-Sébastien Bach. Son jeu pratiquement dépourvu de legato, presque sans pédale, les réglages millimétrés de son piano fétiche, tendu à l'extrême pour gagner encore en rapidité sont sa marque propre. Il a particulièrement excellé dans l'interprétation des Variations Goldberg dont il a su mettre en valeur la dynamique, la vivacité, la profondeur de l'articulation logique des thèmes, qui fut à l'origine de sa renommée internationale et dont le toucher était si résolument différent qu'il en était immédiatement reconnaissable entre tous (hormis son chantonnement célèbre), et également beaucoup critiqué par certains. À cela s'ajoutaient une personnalité et une excentricité peu ordinaires.


:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=qB76jxBq_gQ
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=Dag6jNra ... re=related





Vladimir Ashkenazy

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Vladimir Davidovitch Ashkenazy est un chef d'orchestre et pianiste virtuose russe, né le 6 juillet 1937 à Nijni Novgorod en URSS. Il est, depuis 1972, citoyen islandais et depuis 1978 vit en Suisse.
Ashkenazy débute ses études musicales dès six ans et manifeste un talent prodigieux pour son jeune âge. À huit ans, il entre au conservatoire, puis au conservatoire de Moscou. En 1955, il remporte le deuxième prix au prestigieux Concours international de piano Frédéric Chopin, en 1956 il est lauréat au Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique et partage le premier prix en 1962 au Concours international Tchaïkovski. En 1966, il passe à l'Ouest et s'établit en Islande puis en Suisse.
Bien qu'il soit connu pour avoir enregistré les vingt-quatre préludes et fugues de Chostakovitch ainsi que l'œuvre complète de Chopin pour piano, là ne s'arrête pas son immense et vaste répertoire, qu'il ne cesse d'élargir, tant dans la musique de chambre, les concertos et les multitudes d'œuvres pour piano solo de compositeurs divers. Il aborde tous les genres mais évite de plus en plus Liszt et la musique contemporaine (on peut toutefois noter un enregistrement intégral des cinq concertos de Prokofiev).


Tchaikovsky, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=k9eMRuDI ... re=related
Chopin, Berceuse Op57
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=rzUAkfjD ... re=related





Bruno Leonardo Gelber

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Bruno Leonardo Gelber (né le 19 mars 1941 à Buenos Aires) est un pianiste argentin d'origine franco-italo-autrichienne.
Initié au piano dès l'âge de 3 ans par sa mère, il devint à 6 ans l'élève de Vincenzo Scaramuzza qui fut aussi le professeur de Martha Argerich et Daniel Barenboïm.
À 15 ans, il obtint une bourse d'étude pour Paris où il devint l'élève de Marguerite Long dont il fut le dernier élève.
Il a obtenu de nombreux prix internationaux dont un prix au Concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud qui lança sa carrière professionnelle.
Il a enregistré, entre autres, une intégrale des Sonates de Beethoven. Ses compositeurs de prédilection sont Beethoven et Brahms.


:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=hJfe2d5- ... re=related
Brahms, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=VKDlAKUW ... re=related





Grigory Sokolov

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Né à Leningrad en 1950, Grigori Lipmanovitch Sokolov entreprend l'étude du piano dès l'âge de cinq ans, suscitant l'attention du monde musical russe pour ses dons extraordinaires et précoces. À l'âge de sept ans, il est admis au Conservatoire de sa ville natale dans la classe de Leah Zelikhman.
En 1966, tout juste âgé de seize ans, Grigory Sokolov s'impose au monde musical comme étant l'un des talents les plus intéressants et plus prometteurs de sa génération en remportant le Premier Prix du Concours Tchaïkovski à l'unanimité du jury (présidé par Emil Guilels).
La profondeur de son approche musicale, l'étendue de son répertoire (de Byrd à Schoenberg), le sérieux et l'originalité de ses intentions musicales ainsi que la précision dans ses réalisations, trouvent auprès du public et de la critique mondiale la plus haute reconnaissance. Il est invité régulièrement dans les plus importantes salles de concert en Europe, aux États-Unis et au Japon. Il a joué à Londres, Paris, Vienne, Berlin, Amsterdam, Munich, New York.
Il a collaboré avec les orchestres les plus prestigieux, tels les Philharmoniques de New York, de Londres, de Munich, et avec plus de 200 chefs d'orchestre comme Myung Whun Chung, Neeme Järvi, Herbert Blomstedt, Sakari Oramo, Valery Gergiev, Trevor Pinnock.
Sokolov mène avec Melodya et aujourd'hui Opus 111 des enregistrements de ses concerts dont la critique ne cesse de faire l'éloge. Ainsi sont nés des enregistrements historiques de pièces de Bach, Beethoven, Chopin, Schubert, Brahms, Rachmaninov, Prokofiev. Au sujet de l'enregistrement de L'Art de la Fugue chez Opus 111, le critique Bill Newman décrit l'interprétation de Sokolov comme " habitée de hardiesse, de clarté et de brio rythmique (...) celle d'un pianiste fabuleux. Sa version des Variations Diabelli (Opus 111) est également saluée par la critique.


Chopin, Sonate N°2
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=ZXi589eG ... re=related
Tchaikovsky, Concerto pour piano N°1
:arrow: http://www.youtube.com/watch?v=OJnxoYGG ... re=related
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flûte 4 » Sam 22 Mai 2010 19:52

Bonsoir Gyges,

J'ai regardé un peu les quelques vidéos que vous avez mis en ligne, et il y a de bonne choses, j'avoue ne pas connaître grand chose au niveau des pianistes et du "monde pianistiques". Continuez à nous faire découvrir d'autres pianistes!

( Sans vouloir faire de polémique ( j'ai déjà ouvert un post à ce sujet ), je ne peux vraiment pas écouter J.S.Bach au piano. Pour moi ce n'est pas l'instrument idéal pour les Goldberg, et autres pièces pour clavier ( comme les choral transcrit pour piano... No comment..) ou encore les préludes et fugues, etc... )
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Gyges » Sam 22 Mai 2010 20:03

.
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flo42 » Dim 23 Mai 2010 13:24

Je suis entièrement d'accord, Bach c'est au clavecin ou à l'orgue, pas au piano. Néanmoins, il est indéniable que Gould a marqué son époque et que sa vision de Bach, à défaut dêtre historique, est très intéressante...

Concernant Berezovsky j'ai un DVD ou il interprète, en live, les 12 études de Liszt... c'est....bluffant!
Avons nous les mêmes gouts? : http://www.lastfm.fr/user/Flo0742
Vous êtes lyonnais? Vous aimez la musique "classique", les écoutes comparatives et les elixirs maltés? Mp moi! on pourra s'organiser des petites sessions :)
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flûte 4 » Dim 23 Mai 2010 17:54

Flo42 a écrit:Je suis entièrement d'accord, Bach c'est au clavecin ou à l'orgue, pas au piano. Néanmoins, il est indéniable que Gould a marqué son époque et que sa vision de Bach, à défaut dêtre historique, est très intéressante...

Concernant Berezovsky j'ai un DVD ou il interprète, en live, les 12 études de Liszt... c'est....bluffant!


Comme quoi je ne suis plus le seul à penser cela! Ca fait plaisir!

Je pense que les vidéos ou il interprète en live les 12 Etudes, sont celle de ton DVD, quelqu'un les a mis sur le net, et effectivement, c'est hallucinant! peut-être un brin rapide sur certaines. Une sacré performance, même si je ne suis pas fana de ce genre de concert.
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar steve37 » Mar 25 Mai 2010 11:25

estimer que Bach c'est au clavecin ou à l'orgue, pas au piano, cela
relève ni plus moins de la fumisterie . en 1985( année du tricentenaire)
la revue diapason avait fait un article à ce sujet et la conclusion de
cet article avait été donnée par sviatoslav richter " peut importe
l'instrument , ce qui compte ce l'interprète".
pour avoir eu la chance d'entendre il ya plus de vingt ans ce fantastique
pianiste interprété des oeuvres de bach et de rachmaninov, je puis vous
dire que cela n'a rien a voir avec l'interprétation de ce meme oeuvre
de bach lors d'un concert auquel j'avais été convié par l'éditeur (opus ci
mes souvenirs sont bons) au claveçin .
steve37
 

Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flûte 4 » Mar 25 Mai 2010 11:57

Bonjour Steve 37

Oui ce qui compte c'est l'interprète pour n'importe quel instrument! Je ne dis pas le contraire, mais mon avis personnel est que je n'arrive pas à écouter Bach au piano c'est tout! Sauf peut-être G.Gould.

Forcément qu'une interprétation au piano sera différente du clavecin! Et heureusement, si les pianistes essayaient de jouer comme les clavecinistes, quel horreur!! C'est deux monde différent, et deux techniques différentes, pour moi on ne m'empêchera pas de dire qu'il y a plus un côté authentique au clavecin qu'au piano! Après libre à chacun de penser ce qu'il veut!
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Flo42 » Jeu 27 Mai 2010 11:01

Pour en rajouter, un ancien que j'ai découvert récemment : Stefan Askenaze. Il a gravé de magnifiques nocturnes de Chopin dans les années 50, introuvables malheureusement mais qui devrait être réédités fin 2010. Vous pouvez en entendre de très brefs extraits dans l'émission de la tribune des critiques de disques d'il y a 2 semaines.

Quand au débat sur Bach au piano et à l'appellation qui m'est donné, entre autre, de fumiste je pense qu'il est sans fin car nous ne parlons pas de la même chose. Personnellement je cherche à entendre Bach à travers un interprète, et non pas l'interprète à travers Bach... C'est pour cela que le clavecin (et/ou orgue) restera mon instrument de prédilection pour Bach. Entendre GULDA, par exemple, noyer le clavier bien tempérée sous de la pédale, c'est une hérésie quand on joue du Bach. Mais si c'est pour écouter GULDA, pourquoi pas...
Avons nous les mêmes gouts? : http://www.lastfm.fr/user/Flo0742
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Gyges » Ven 28 Mai 2010 06:43

Eugene d'albert, Sauer, Cherkassy, Gulda http://www.youtube.com/watch?v=7DEEdFLj ... re=related
Dernière édition par Gyges le Dim 2 Jan 2011 03:07, édité 21 fois.
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar SINOUHE » Ven 28 Mai 2010 13:27

Si je peux me permettre d'intervenir ,peut etre un peu hors sujet, à propos des Golgdberg . J'avoue que la version de Gould 81 est à savourer un soir ,tranquille dans la pénombre, simplement pour l'écouter fredonner tout du long...j'adore
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Re: Les Plus Grands Pianistes Classiques de l'Histoire

Messagepar Gyges » Ven 28 Mai 2010 15:45

Non, ce n'est pas hors sujet... :wink:
Au début, je n'avais pas écouté la "bonne" version des Goldberg par Gould et j'étais, disons, plutôt très sceptique sur son interprétation qui me semblait un peu, comment dire, ennuyeuse... mais j'ai écouté celle dont vous parlez et c'est vrai qu'elle nettement mieux. Après, je ne suis pas un grand fan de Gould de manière générale.

Cordialement
Dernière édition par Gyges le Dim 9 Jan 2011 21:44, édité 5 fois.
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